Que se passe-t-il avec la garde partagée des Rays de Montréal?

Revenons dans le temps un peu. Février 2020. Vous savez, avant la pandémie! La quoi? Oui, oui, la pandémie de COVID-19.

À ce moment, qui semble si lointain, Stephen Bronfman avançait que le dossier de la garde partagée allait bien et que l’entente était presque signée. On allait jouer à Montréal, dans le Stade olympique, à la fin février, entre les Blue Jays et les Yankees. De belles annonces auraient pu survenir.

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Cependant, avec la pandémie, le journaliste du quotidien La Presse, Alexandre Pratt, soutient qu’on parle davantage de signal radio.

Pratt avance qu’il n’y a pas de nouveau du côté de Bronfman, n’eût été un renouvellement de son statut de lobbyiste en août dernier.

Pendant ce temps, rien n’évolue sur la Colline parlementaire à Québec. Ni même au bureau de la mairesse de Montréal, Valérie Plante. Silence radio depuis plus de neuf mois.

Et si la pandémie avait donné du fil à retordre au projet de garde partagée?

Pourtant, Pratt renchérit qu’avant la pandémie, il s’agissait déjà d’un dossier complexe avec beaucoup de tenants et d’aboutissants.

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Toutefois, les amateurs de baseball continuent d’y croire.

Vraiment pas facile

Le printemps en Floride, l’été à Montréal. Le rêve de tout Québécois, n’est-ce pas ? (NDLR: C’est le mien en tout cas.)

Aux dires de l’entraîneur-chef des WhiteCaps de Vancouver de la MLS, Marc Dos Santos, c’est la chose la plus difficile qu’il est possible de vivre pour un coach. Il faudrait demander l’avis des joueurs. Plusieurs abonderaient sûrement dans le même sens. D’autres, passionnés par leur sport, n’y verraient pas d’inconvénient.

 « C’est tellement difficile que si ça devenait une chose normale dans le sport, je ne sais pas si c’est ce que je voudrais faire. C’est à ce point-là. J’ai une famille. Trois enfants. Peut-être que si tu es seul, avec un sac à dos, tu t’en fous. Mais je pense que pour n’importe quel coach qui tient à construire une famille, qui veut être un père, ce n’est pas une situation soutenable à long terme. »

Marc Dos Santos

Plusieurs enjeux persistent avec la mise en place d’une garde partagée, comme aider une franchise qui bat de l’aile. Peu importe les motivations, il faut penser aux joueurs et au personnel qui composent l’équipe, mais aussi aux partisans. On doit leur offrir un spectacle de qualité.

Est-ce que la récession envisagée en raison des mesures mises en place par la pandémie fera couler le projet de garde partagée à Montréal? La question reste entière, mais chose certaine, les partisans veulent une équipe, pas pour 40 matchs ou pour une année, mais pour la vie.

Après la lecture de ce billet, prenez le temps de lire le papier d’Alexandre Pratt dans le tweet plus haut.

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Antoine Desrosiers
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