Outre Clayton Kershaw, les partants ce soir n’ont que trois victoires en carrière

Vous êtes peut-être déjà en train de regarder le match entre les Rays et les Astros ou bien en attente de celui entre les Dodgers et les Braves, mais laissez-moi vous donner une dernière chose à surveiller tout au long de votre soirée de baseball. Comme le baseball est un sport de chiffres, eh bien, en voici un qui résume cette soirée : le 3. Simple coïncidence ou bien ce chiffre révèle-t-il un visage intéressant du baseball moderne?

Trois victoires totales comme partant pour trois des quatre lanceurs partants ce soir, et trois prix Cy Young pour le quatrième, le vétéran Clayton Kershaw.

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Première chose, ça démontre que le sport se rajeunit. Quand Clayton Kershaw a commencé dans les Majeures en 2008, les trois autres avaient 11, 12 et 15 ans. Deux de ces derniers ont fait leurs débuts cette année et n’ont aucune victoire à leur nom (John Curtiss et Luis Garcia) et le troisième en a trois, toutes acquises cette année.

Alors, s’ils sont si jeunes et si peu expérimentés, comment en sont-ils venus à se faire donner une balle dans des matchs cruciaux comme un match à élimination comme pour Garcia et les Astros, un match pour l’accès à la Série mondiale comme pour Curtiss et les Rays, ou un bon vieux match de championnat de ligue pour Wilson et les Braves?

Les données et la qualité du développement

Voici mon hypothèse. Les gérants ont confiance d’envoyer dans la mêlée de jeunes lanceurs parce qu’ils savent qu’ils sont les meilleurs. Je m’explique.

On parle souvent du repêchage de 2009 comme celui qui a changé le baseball. C’est à cette époque que les données analytiques ont pris une très grosse place dans le sport et dans le développement de joueurs. Or, Kershaw a été repêché en 2006 et a fait ses débuts dans les Majeures en 2008. On peut donc dire qu’il est de la vieille école. Mon collègue Sébastien Berrouard a d’ailleurs parlé de cette décennie de données en début d’année.

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Je ne vous parle pas ici de Moneyball. Je vous parle plutôt de vélocité des balles frappées, des angles de frappe, de vitesse de rotation d’une balle, etc. Chaque jour, les analystes des différentes formations à travers le pays traitent des milliers de données, les analysent et en tirent des conclusions. Si les données révèlent un problème même minime qu’on ne voyait pas autrefois chez un joueur des mineures, ou même de niveau universitaire dans les programmes les mieux financés, on peut le voir et le régler immédiatement, des années avant même qu’ils atteignent les Majeures.

Les trois jeunes lanceurs en vedette ce soir ont grandi et ont perfectionné leur art avec ces données.

Mieux se connaitre

Les données n’ont pas rendu Lui Garcia, John Curtiss ou Bryse Wilson parfait. Ce sont simplement des lanceurs informés, capables de prendre de meilleures décisions dans les bonnes situations.

Cette règle ne s’applique pas uniquement aux lanceurs. Les frappeurs peuvent faire la même chose maintenant. Ceci a pour effet de rajeunir le baseball drastiquement. L’alignement des « trois » à la base de cet article n’est que la démonstration de l’influence des données sur notre sport.

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Fred Lamontagne
Joindre deux passions: l'écriture et le baseball. Je m'intéresse particulièrement au développement de joueurs et leur progression vers le Show, et au baseball comme business.
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