Mookie Betts est-il meilleur que Mike Trout?

Mookie Betts ou Mike Trout. Mike Trout ou Mookie Betts. S’il ne fallait en choisir qu’un, qui choisiriez-vous? Je sais, cela n’arrivera jamais, mais il est toujours le fun de se poser la question et de se mettre dans la peau d’un gérant d’équipe de la MLB. J’aimerais avoir ce choix à faire puisque je sais que dans les deux cas, je serais gagnant. Cependant, si les deux joueurs sont exceptionnels, Mookie n’a-t-il pas quelque chose en plus que Mike? Mookie n’est-il pas simplement plus utile dans une équipe que Mike?

Pensons-y ensemble.

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Mookie le « game changer »

Mike Trout est un joueur hors norme. Avec déjà trois trophées de MVP en poche et des statistiques dignes d’un jeu vidéo à ne plus savoir quoi en faire, le joueur des Angels brille chaque année par son talent, et cela fait dix ans que ça dure. Mookie Betts lui, n’a que sept saisons MLB à son actif (un trophée MVP en 2018) et si l’on regarde les chiffres, ce sont des stats moins gonflées que son ami Mike Trout. Les deux joueurs savent tout faire.

  • Mookie Betts: .301/.373/.522, 155 HR, 660 R, 395 BB, 45.2 WAR
  • Mike Trout: .304/.418/.582, 302 HR, 944 R, 838 BB, 74.4 WAR

Mais laissons de côté les stats et penchons-nous sur l’apport du joueur au sein de son équipe. Si vous avez regardé les séries éliminatoires, vous allez vite comprendre où je veux en venir.

Cette année encore, par sa présence sur le terrain et ses coups d’éclat, Mookie Betts a propulsé les Dodgers à un niveau encore jamais atteint. Quand l’équipe a eu un genou au sol, c’est lui entre autres qui a permis aux siens de se relever. Quand il a fallu donner un tournant à la rencontre, c’est lui qui s’en est chargé. Que ce soit par le passé avec les Red Sox ou de nos jours avec les Dodgers, quand il fallait casser le moral de l’adversaire, encore une fois, c’est lui qui a enfilé le costume de bourreau.

Rappelez-vous au tour précédent face aux Braves. Sans ce catch, les Dodgers n’en seraient peut-être pas là où ils sont actuellement.

Que ce soit en frappant, en défensive avec son gant ou sur les sentiers avec ses courses, Mookie Betts frappe là toujours là où ça fait mal. C’est la marque des plus grands.

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En 2018 et après une saison exceptionnelle, Mookie Betts a mis les Red Sox de Boston sur le toit du monde. En 2020, il est bien parti pour en faire de même avec ses Dodgers.

Mike Trout, le Barry Bonds des temps modernes?

Vous me direz : « Et Mike Trout dans tout ça? ». OK, on a à peine vu Mike Trout en action dans un match de série éliminatoire. Je me demande même si on le verra un jour, les Angels faisant tellement pitié à voir jouer. On a beau ajouter des pièces à cette équipe (Ohtani, Rendon), elle ne décolle pas, elle ne s’améliore pour ainsi dire même pas, même avec l’un des meilleurs joueurs de la planète dans son effectif. Trout nous enchante saison après saison et cela ne s’arrêtera pas de sitôt, mais à chaque automne malheureusement, il disparaît.

Mookie, lui, a posé ses valises aux Dodgers et l’impact qu’il a eu a été imminent. Aussi bons soient-ils, les Dodgers avaient besoin de cet engrenage manquant au bon fonctionnement de la machine bleue et blanche au mois d’octobre. Et cela n’a pas pris de temps, c’est clairement la marque des plus grands.

Si ça marche pour l’un et pas pour l’autre, c’est peut-être que l’un est justement un vrai gagnant, tandis que l’autre n’est « juste » qu’un joueur exceptionnel individuellement, comme a pu l’être Barry Bonds par le passé.

Ça peut paraître cruel à lire ou entendre et vous avez le droit de ne pas être d’accord, mais pour l’instant ça me fait penser à ça. À Mike Trout (et son équipe) de nous prouver le contraire. Justement : Mike Trout ne devrait-il pas changer d’équipe?

En attendant, jouons le jeu et faites votre choix!

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Sébastien Tabary
Alleyop360Attitude Football