Match #6 : le dernier rendez-vous de l’année?

Stress, excitation, questionnement, impatience, « je m’en foutisme ». Ce mardi 27 octobre 2020 n’a décidément pas commencé comme les autres journées. Ce 27 octobre, qu’on le veuille ou non, clôturera peut-être pour de bon la saison de baseball 2020. Les Dodgers et leurs partisans veulent faire la fête dès ce soir. Les Rays, eux, savent que si ça se termine ce soir, on ne verra plus de baseball avant un bon bout, alors sympas comme ils sont, ils voudraient nous nous offrir un match de plus. On ne dira pas non.

Le match de ce soir est-il le dernier match de l’année?

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Faire (ou ne pas faire) l’erreur de croire que c’est fini

1988. Les Dodgers connaissent cette année par cœur. C’est en 1988 que les Dodgers ont remporté leur dernière Série mondiale. Motivée comme jamais, proches du but, l’équipe gérée pas toujours en main de maitre par Dave Roberts est à un match du nirvana. Excellents en saison et cette année performante en série, les Dodgers veulent ce trophée plus que tout au monde.

Clayton Kershaw a fait ses matchs. De là à dire qu’il a vaincu sa malédiction, je dirais non, mais on ne peut rien lui reprocher cette année. Mookie Betts est excellent et Corey Seager est phénoménal.

Après les échecs de 2017 et 2018, les Californiens ont vraiment montré de très bonnes choses depuis le début de la Série mondiale et le destin est désormais entre leurs mains.

Mais un match, ça se gagne sur le terrain. Et sur le terrain, il y aura aussi les Rays de Tampa Bay. Les prendre à la légère serait une énorme erreur, tout comme le fait de penser que c’est ce soir que tout se termine. Une preuve? Le match numéro 4.

Si l’avantage peut changer de camp à une prise de la victoire, imaginez quand il reste au moins neuf manches à jouer. Je vous le dis, il va s’en passer des choses et les Rays ont bien l’intention d’être les acteurs principaux de cette rencontre.

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Pour cela, il faudra être parfait.

Tout est réuni pour une game 7

Pour se faire, Blake Snell va devoir retrouver ses lettres de noblesse et veiller à ne pas trop servir sur un plateau les dangereux et opportunistes frappeurs des Dodgers. On l’a vu, même avec deux prises au compte, les Dodgers savent rentrer les points. Chaque lancer devra être plus que parfait, chaque excès de confiance sera payé cash. Blake Snell devra lancer comme le Cy Young qu’il a été en 2018.

J’aime ça. Je regarde le nom du lanceur partant des Dodgers ce soir et je me dis qu’en effet, tout semble réuni pour un match numéro 7 demain. Tony Gonsolin. Le nom le moins reluisant de la rotation des Dodgers a l’occasion de devenir un sacré héros au sein de l’équipe. Mais clairement, Gonsolin, c’est moins fort que Snell. Si les deux jouent à leur meilleur niveau, Snell a l’avantage. Les frappeurs des Rays devront de leur côté aider à faire respecter la hiérarchie, car si ça se passe (comme j’espère) que ça doit se passer, un septième match nous tend les bras.

Si les Dodgers gagnent, bravo à eux, ça serait amplement mérité. Mais non, on veut voir ces Rays nous surprendre encore, on aimerait aussi assister au premier trophée dans l’histoire de leur franchise. Ça ne serait pas volé non plus.

Une telle saison, une telle finale entre les deux meilleures équipes de la ligue ne peut se terminer sans match numéro 7. Un match qui verrait s’opposer Walker Buehler à Charlie Morton. Un match de plus au calendrier, une soirée de baseball en plus, encore de l’excitation, encore des pronostics, encore de scénarios, du chambrage et des paris entre chums.

Encore du baseball, c’est tout ce qu’on demande.

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Sébastien Tabary
Alleyop360Attitude Football