Les indésirables sont toujours dans la course

Qui dans ce monde aime encore les Astros de Houston? L’équipe texane, dont la cote de popularité est au plus bas depuis l’affaire des vols de signaux, a perdu de sa magie et n’a plus comme partisans que ceux de la première heure. Très discrets cette saison sur le plan médiatique, les Astros ont fait leur bout de chemin et, après une saison moyenne, ont réussi à s’emparer d’une place qualificative pour les séries.

Après un premier tour surprenamment facile face aux Twins du Minnesota, les Astros ont sorti pas plus tard qu’hier les Athletics d’Oakland (3-1 dans la série) et les voilà en séries de championnat (ALCS) en attente de leur adversaire (Yankees ou Rays). Nous qui voulions ne plus en entendre parler, on va devoir se les taper une semaine de plus.

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Il va falloir faire avec : les Astros font partie du décor.

Malins et opportunistes

Il est vrai qu’avec leur fiche de 29 victoires et 31 défaites en saison régulière, il aurait été mieux pour tout le monde de voir les Astros partir en vacances plutôt que de le voir valider un billet pour les séries en passant par la petite porte. Malheureusement, la saison écourtée et la nouvelle formule des séries éliminatoires ont livré leur lot de surprise. Tout n’est pas à jeter, mais rien est encore parfait.

Les Astros n’en ont eu que faire. Ils ont tout simplement réussi à en profiter et ne s’en plaindront pas. Ils sont même devenus les premiers à avancer en ALCS malgré un record en saison négatif.

Fortement décriés et moqués tout au long de la saison (et à juste titre) pour leurs statistiques offensives assez minables, les joueurs des Astros ont néanmoins réussi à élever leur niveau de jeu pour (re)devenir l’équipe menaçante, ce qui était sa marque de fabrique ces dernières années.

Ainsi les Jose Altuve, George Springer, Carlos Correa et autres Michael Brantley ont pratiquement tous réussi à faire parler d’eux offensivement dans ces séries.

Fini les moyennes au bâton dans les .200, la plupart des joueurs de Houston frappent entre .350 et .500 à l’issue de ses séries de division.

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  • Carlos Correa .500, trois circuits
  • Kyle Tucker .412
  • Jose Altuve .400, deux circuits
  • Alex Bregman .400, un circuit
  • George Springer .389, deux circuits
  • Michael Brantley .368, deux circuits

Et la suite?

Bon, il faut faire avec. Les joueurs des Astros seront dans leur fauteuil ce soir pour regarder l’ultime duel entre les Yankees de New York et les Rays de Tampa Bay, qui verra Gerrit Cole faire face à Tyler Glasnow.

Tout comme moi, vous vous imaginez bien que si les Yankees passent, les deux équipes croiseront le fer dans une série de championnat qui s’annonce déjà bouillante. Pour ceux qui l’aurait oublié, ce sont ces mêmes Astros qui ont remporté la série la saison passée au terme d’un match numéro 6 dont on parle encore.

Et que fera-t-on si les Astros se rendent jusqu’en Série mondiale? Pire encore, que ferons-nous, et que feront-ils s’ils remportent un nouveau trophée?

Je n’ose pas l’imaginer. Il va falloir se liguer dès le prochain tour. Partisans des Rays ou pas, partisans des Yankees ou pas, le choix du camp est tout trouvé.

Les Astros de Houston sont indésirables, ils ne se sont toujours pas excusés et nous, nous ne sommes toujours pas prêts à les pardonner.

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Sébastien Tabary
Alleyop360Attitude Football