Luke Voit : « On joue comme de la merde »

Le baseball du mois de septembre a vraiment une saveur particulière. Cette saison plus que jamais. Aussi étrange que cela puisse paraître, en ce 9 septembre 2020 et dans la course aux séries, aucune équipe n’est mathématiquement éliminée. C’est du jamais vu (bizarreries de la saison écourtée oblige!). Alors bien sûr, dans l’absolu, je ne vois pas les Rangers remporter 15 matchs de suite pour aller détrôner les A’s, de même pour Pirates dans la division centrale de la Nationale, et encore moins les Red Sox dans l’Est de l’Américaine. Mais avouez qu’on n’aurait pas cru triper autant sur une saison anormalement remodelée.

Péril en la demeure

L’Est de l’Américaine, tiens, parlons-en! Cette division polarise énormément l’attention depuis quelque temps grâce à un scénario qu’on trouve plus ou moins génial selon le camp où l’on se trouve. Et dans le camp des Blue Jays, on se régale, n’est-ce pas? La victoire obtenue hier aux dépens des Yankees montre une nouvelle fois à quel point l’équipe de Charlie Montoyo met le cœur à l’ouvrage chaque fois qu’elle est sur le terrain. Ça n’est pas toujours le plus beau baseball à regarder, mais une victoire reste une victoire, et dans la colonne « W » du classement général, ça fait toujours du bien.

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À l’inverse, les Yankees de New York continuent de s’enliser vers les bas-fond de la Ligue. Leur fiche fait peine (ou peur) à voir. Les Yankees jouent pour .500, rendez-vous compte!

Il y a le feu à New York, il ne faut pas se le cacher. Laissons les querelles de comparatifs de budget, de blessures et absences de joueurs majeurs dans l’octogone des réseaux sociaux et analysons la situation avec un peu plus de neurones.

Les Yankees jouent avec le feu et sont vraiment sur le point de se brûler. L’équipe ne joue pas comme l’entité qu’elle est supposé représenter. Ils ne font plus peur à personne. Pour Luke Voit, le constat est terrible, son équipe « joue comme de la merde ». C’est lui qui le dit, et on ne le blâmera pas.

L’équipe ne frappe plus, les lanceurs ne livrent pas la marchandise (pas tous), ils ne savent plus courir, ils ne savent plus rattraper les balles… ils ne savent plus se battre, tout simplement.

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Il y a péril en la demeure!

Attention danger

Avec 15 défaites lors de leurs 20 derniers matchs, les Yankees voient les autres équipes de leur division s’éloigner. Avec 21 victoires et 21 défaites au compteur, les Yankees se retrouvent pour la première fois à jouer du baseball au mois de septembre pour .500 ou pire depuis 1995.

Pire que cela, en plus de voir les autres prendre le large, les pauvres Yankees voient les Orioles de Baltimore (19-21) revenir à un match derrière eux. Le danger ne vient plus que de devant, mais aussi de derrière.

Les Orioles (vainqueurs 11-2 mardi contre les Mets) jouent du beau baseball et n’ont pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin. Si l’objectif de début de saison était de ne pas paraître trop ridicule (sachant le contexte), depuis, celui-ci a dû évoluer. Les loriots se sont mués en chasseurs de têtes et je suis prêt à parier qu’obtenir celle des Yankees ferait un joli trophée sur leur cheminée.

Les Yankees se retrouvent pris en sandwich entre des Jays et des Orioles assoiffés de victoires. Quelque chose doit changer dans les plus brefs délais à New York. Le club doit arrêter de se trouver des excuses, mais devrait plutôt chercher des solutions, sous peine de voir le club courir à la catastrophe.

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Sébastien Tabary
Alleyop360Attitude Football