J.D. Martinez est l’un des 10 pires frappeurs de la ligue en 2020

Mookie Betts, le réputé voltigeur des Dodgers qui a tout de même passé son début de carrière chez les Red Sox, a déjà dit que sans J.D. Martinez, les Red Sox n’auraient pas pu espérer remporter la Série mondiale en 2018, et que l’offensive de l’équipe, de manière générale, n’aurait pas connu le même punch sans lui dans l’alignement.

Il est clair qu’avec Betts en moins cette année, l’offensive ne s’est pas améliorée, mais les Sox espéraient tout de même pouvoir compter sur la présence de Martinez pour être en mesure d’aller chercher quelques coups sûrs à chaque match et ainsi leur permettre de rivaliser au cours de cette saison écourtée au sein de l’Est de l’Américaine. Ce ne fut pas le cas.

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Il est évident depuis longtemps que les Red Sox, malgré qu’ils ne soient pas officiellement éliminés, ne feront pas partie des séries éliminatoires en 2020. Et c’est grandement dû à l’offensive.

Il fallait s’y attendre un peu, tout de même, sans Betts et le lanceur David Price, qui a également pris le chemin du Chavez Ravine. Mais à Boston, on espérait toutefois pouvoir compter non seulement sur Martinez, mais sur les Jackie Bradley Jr., Rafael Devers, Xander Bogaerts, Alex Verdugo et compagnie. On voulait rebondir à la suite d’une décevante campagne 2019 et revenir en séries. Ce n’est pas ce qui est arrivé.

Si on prend uniquement la soirée de travail de vendredi soir de J.D. Martinez face aux Yankees de New York, il a connu une fiche de 0-6 au marbre, incluant quatre retraits sur des prises, en 12 manches. C’est bien juste si les Yankees n’ont pas demandé à ce qu’il prenne le bâton en onzième, offrant un but intentionnel sur des balles à Xander Bogaerts pour qu’il vienne au marbre. Et comme de raison, il n’a pas été en mesure de produire, même s’il avait trois hommes sur les buts devant lui.

En ce moment, sur 149 frappeurs qualifiés dans la MLB, sa moyenne au bâton de .199 est bonne pour le 141e rang.

Mais comment un joueur de telle envergure a-t-il pu passer d’un des meilleurs de la ligue en menant son équipe au plus grand exploit du baseball majeur à 141e? En deux ans? Ça, même Ron Roenicke ne peut pas l’expliquer.

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« Si on le savait, on l’arrangerait certainement, c’est clair. Nos entraîneurs des frappeurs sont bafoués, nous le sommes aussi, mais je suis sûr que lui-même se pose des questions. Il faut arriver à tirer tout ça au clair, » a dit le gérant des Red Sox.

Les chiffres, entre autres sa moyenne au bâton, sont les pires de sa carrière qui a maintenant dix ans. Et avec la saison 2020 déjà presque finie, il devra maintenant se concentrer sur 2021 pour s’améliorer.

À l’aube d’une reconstruction?

Cependant, malgré tout, le président des Red Sox Tom Werner a dit que l’équipe ne songeait pas à amorcer une reconstruction malgré la tournure des événements ces deux dernières années. Il est confiant que Boston va pouvoir aller de l’avant avec sa formation actuelle, avec bien sûr quelques petits ajustements mineurs.

« Nous faisons face encore une fois à une saison très décevante, » a dit Werner selon Chris Cotillo de MassLive. « Nous n’avons aucune excuse. Nous avons beaucoup de talent et de ressources à notre disposition et, comme tout le monde le sait, nous allons dépenser compte tenu du fait que nous ne sommes pas une équipe dans un petit marché. Nous allons revenir pour l’an prochain. »

Werner a aussi indiqué que la formation des lanceurs allait cependant être grandement retravaillée cet hiver.

Les Red Sox ont donc du pain sur la planche s’ils veulent en effet devenir l’équipe à battre en 2021. Les lanceurs ont besoin d’un bon coup de main, certes, mais les frappeurs aussi, et c’est principalement ce sur quoi l’équipe devra miser, à l’aube de la saison morte.

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Daniel Birru
Alleyop360Attitude Football