Braves contre Reds : analyse de la série

Après les quatre joutes qui ont eu lieu hier dans la Ligue américaine, les équipes de la Ligue nationale enfilent aujourd’hui leurs tenues de combat et s’apprêtent elles aussi à monter sur le ring. Le programme de cette journée de mercredi sera fantastique avec du baseball à partir de midi jusqu’à minuit!

En ouverture de cette journée, nous aurons droit au premier match d’une série qui s’annonce fort intéressante puisque les Reds de Cincinnati iront défier les Braves d’Atlanta, l’un des grands favoris de la compétition.

Les Braves ont remporté leur division assez facilement. Avec 35 victoires et 25 défaites à leur fiche, ils n’ont eu pour ainsi dire qu’à se méfier des surprenants Marlins de Miami (31-29), car les trois autres équipes de la division n’ont proposé aucune concurrence au groupe géré par Brian Snitker. On les aurait pensé amoindris après la blessure de Mike Soroka, celles de Ronald Acuña Jr. ou de Ozzie Albies pour quelques matchs ou encore après la perte de Josh Donaldson, parti chez les Twins. Mais l’équipe ne s’est pas démobilisée, bien au contraire, des joueurs ont su se lever pour prêter main-forte au noyau dur de l’alignement et en faire une équipe redoutable à affronter au quotidien.

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À l’inverse, les Reds ont dû batailler pour gagner leur place en série. Les coéquipiers de Joey Votto ont payé cher leur mauvais début de saison et ne doivent leur salut qu’à une jolie série de 11 victoires et trois revers lors des deux dernières semaines de la saison régulière. Toutefois, l’équipe ne manque pas de talent, que ce soit sur la butte avec l’animé Trevor Bauer ou Sonny Gray ou encore au bâton avec Nick Castellanos. Les Reds essayeront de rester sur cette bonne dynamique pour essayer de venir gâcher la fête à Atlanta.

Analyse des joueurs de position

Les Braves ont probablement l’un des alignements de frappeurs des plus redoutables dans la Ligue nationale (103 longues balles cette saison, deuxième derrière les Dodgers). Rien que trois de leurs frappeurs font partie du top-5 de la ligue cette saison : Freddie Freeman (13 circuits, .1102 OPS), Marcell Ozuna (18 circuits, .1067 OPS) et Ronald Acuña Jr. (14 circuits, .987 OPS), c’est pour dire.

Commencer la partie en affrontant un gars comme Ronald Acuña Jr. n’est pas une mince affaire pour les artilleurs adverses. Le jeune loup d’Atlanta assoiffé de sang est constamment prêt à bondir sur le moindre lancer qui serait à portée de son bâton pour corser l’addition en faveur des siens. Il sera la bougie d’allumage de l’équipe à chaque rencontre.

On ne présente plus Freddie Freeman, figure emblématique de la franchise comme a pu l’être Chipper Jones par le passé. Le joueur de premier but des Braves, touché par la COVD-19 cet été, a aligné une nouvelle fois des chiffres hallucinants et se positionne en toute logique comme candidat au titre de MVP dans sa ligue cette saison.

L’arrivée de Marcell Ozuna avait suscité beaucoup d’interrogations, moi le premier. Le départ de Josh Donaldson semblait être une lourde perte pour les Braves, mais fort heureusement, Marcell a su montrer que personne n’est irremplaçable. Ozuna a produit des chiffres dignes d’un jeu vidéo : 77 coups sûrs (second dans la ligue), 18 longues balles (premier dans la Nationale), 56 points produits (premier) et .338 de moyenne (troisième).

Attention aussi à ne pas oublier des gars comme Ozzie Albies, en feu depuis son retour au jeu, Dansby Swanson, souvent clutch, ainsi qu’Adam Duvall et ses 16 longues balles, l’autre grosse surprise du côté des Braves cette saison.

Les Reds, eux, frappent moins bien que les Braves. Cincinnati frappe pour .212 en équipe, ce qui lui vaut la toute dernière place dans la MLB, tandis que les Braves occupent la deuxième marche avec .268 de moyenne d’équipe. Cependant, si l’équipe ne frappe pas bien, elle sait se rendre sur les buts par d’autres moyens : les buts sur balles (239, à égalité avec les Braves). Avec 90 longues balles dans leur saison, les Reds ont inscrit 59.7% de leurs points de cette manière, ce qui en fait un record dans l’histoire du baseball.

Nick Castellanos (14 coups de circuit), Jessie Winkler (12 coups de circuit), Eugenio Suarez (15 coups de circuit) et Joey Votto (11 coups de circuit) tenteront de faire mal aux lanceurs géorgiens. Mike Moustakas, Freddy Galvis, Shogo Akiyama et Aristides Aquino tenteront eux aussi quelques coups d’éclat.

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Analyse des lanceurs

Par où commencer? D’un côté, on a du solide (Max Fried, Ian Anderson, Kyle Wright), et de l’autre, du très solide (Trevor Bauer, Luis Castillo, Sonny Gray).

Le premier duel de cette série est selon moi un peu comme le match numéro 7 d’une Série mondiale. Si Max Fried est capable de tenir la distance, les Reds ne marqueront pas, l’enclos des releveurs d’Atlanta ne donnera rien non plus s’il faut préserver une avance. En fait c’est simple, quand Max Fried lance, les Braves ne perdent pas!

En face, on sait et on connait toute la détermination de Trevor Bauer pour ce genre de match. Le volubile lanceur des Reds sera gonflé à bloc! Néanmoins, Bauer reste un lanceur qui fait des erreurs et il a beau avoir dix lancers à son répertoire, faire 12 retraits au bâton dans une partie et avoir remporté le titre de lanceur du mois de septembre, nombreux sont ceux qui ont trouvé la faille contre lui cette saison.

Un Bauer dans un bon jour peut limiter les Braves à très peu de points, mais encore faut-il que les Reds inscrivent des points sur Max Fried. Le danger pour les Reds dans ce genre de match est l’excès de motivation ou de confiance de leur lanceur partant. Parfois quand on veut trop en faire ou trop bien faire, les choses ne se passent pas toujours comme on le souhaite. C’est le genre de match qu’il faut gagner avec sa tête.

Il semble peut-être un peu trop sûr de lui, l’ami Trevor.

Derrière, Luis Castillo (4-6) n’a retrouvé ses lettres de noblesse qu’au mois de septembre tandis que Sonny Gray semblait à court de jus à cette même période. Rien n’assure que ni l’un ni l’autre ne puisse fournir le match parfait dans cette série si les Reds sont dans le besoin.

Ian Anderson a montré du bon, voire même du très bon depuis ses débuts le 26 août dernier. Seul point d’interrogation : Kyle Wright, sûrement la patte la moins fiable de la rotation pour cette série. Les Braves tenteront de ne pas se rendre jusqu’au match numéro 3.

Avantage

Les Reds ont remporté leur dernière Série mondiale en 1990, les Braves en 1995. Les deux équipes veulent aller au bout, malheureusement à l’issue de cette série, une restera sur le carreau. À qui l’avantage?

  • Joueurs de position : Braves
  • Lanceurs : Braves
  • Profondeur : Braves
  • Gérant : Braves

Prédiction de notre chroniqueur : Braves en 3.

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Sébastien Tabary
Alleyop360Attitude Football