Orioles c. Blue Jays : un virage à ne pas manquer pour Toronto

Dès ce soir, les Blue Jays de Toronto entament une série de quatre joutes contre les surprenants Orioles de Baltimore. Les deux équipes se tiennent au coude à coude dans la division Est de l’Américaine, les Blue Jays (15-14) devançant de très peu les Orioles (14-16). Avec une trentaine de matchs restants à jouer pour les deux équipes, inutile de dire que cette série pourrait définitivement permettre à l’une d’entre elles d’embarquer dans le bon wagon et à l’autre de dire adieu en quelque sorte à tout espoir de qualification pour les prochaines séries éliminatoires.

Faux pas interdit

Aussi bizarre que cela puisse paraître, nous en sommes déjà à la moitié de la saison 2020. On pourrait presque dire que le sprint final a déjà commencé. 30 matchs, c’est un mois de baseball à jouer et ça passe comme un claquement de doigts. Ajoutez à cela des matchs annulés, ou d’autres décalés, mais qui ne seront au final jamais joués, et vous comprendrez toute l’importance de chaque victoire que les équipes, dont les Blue Jays, auront nécessité d’empocher à partir de ce soir.

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Les Blue Jays justement, parlons-en. S’ils ne sont pas extraordinaires, ils ne sont pas totalement à la rue non plus. Il va falloir bosser dur pour tenter de ne pas se laisser distancer par des Yankees (16-11) qui accéléreront tôt ou tard et de Rays (21-11) qui n’ont pas l’intention de ralentir. Mais la réalité est qu’actuellement, les Bue Jays sont derrière et doivent mieux faire encore pour garder tout espoir.

Et mieux faire, ça passe par au moins trois victoires dans cette série de quatre matchs face aux Orioles.

Ne pas prendre les Orioles à la légère

Selon moi, cette série se gagnera au mental. Les Blue Jays ont beau avoir ajouté Daniel Vogelbach et Taijuan Walker à leur staff, c’est dans la tête qu’il faudra être le plus fort.

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Prendre les Orioles à la légère serait une grosse erreur de la part des hommes de Charlie Montoyo. L’armada du Maryland, emmenée par des gars comme Anthony Santander, Renato Nuñer ou Hanser Alberto, joue les trouble-fête depuis le début de la saison et n’est pas prête d’arrêter en si bon chemin. Les Rays de Tampa Bay en avaient fait l’amère expérience en se faisant blanchir trois matchs à zéro au début de mois d’août par ces mêmes volatiles.

Gagner moins de trois matchs sur les quatre serait un échec pour Toronto. Les lanceurs devront être affûtés et les frappeurs devront avoir l’œil aguerri.

C’est sans doute un des virages les plus importants de la saison pour les Blue Jays. Tout excès d’orgueil coutera cher, alors aux Rowdy Tellez et autres Cavan Biggio et Teoscar Hernandez de nous montrer ce qu’ils ont dans les tripes.

https://twitter.com/BlueJays/status/1298979717870055429?s=20
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Sébastien Tabary
Alleyop360Attitude Football