Les meilleurs voltigeurs de gauche de l’histoire des Red Sox de Boston

Wow! Que dire de plus sur le talent de tous ces joueurs que je m’apprête à vous énumérer. La position de voltigeur de gauche à Boston est une des plus difficiles à jouer dans tout le baseball à cause de son énorme mur surnommé le Monstre vert. Depuis le début de leur vénérable histoire, trois membres du Temple de la renommée ont patrouillé cet espace depuis la grande palissade verte. Voici ma liste des meilleurs voltigeurs de gauche de l’histoire des Red Sox de Boston.

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Le premier est encore aujourd’hui considéré comme le meilleur frappeur de tous les temps, lui qui a été le dernier à finir une saison avec une moyenne supérieure à .400, soit .406… le grand Ted Williams. Williams débute sa glorieuse carrière dès l’âge de 20 ans en avril 1939 pour la terminer en septembre 1960. Le Splendid Splinter ou Teddy Ballgame, comme on aimait le surnommer à Boston, a passé toute sa carrière de 19 saisons dans l’uniforme des Red Sox. Par contre, il a perdu trois de ses meilleures saisons de baseball de 1943 à 1945 pour aller servir comme pilote dans l’aviation américaine lors de la Deuxième Guerre mondiale. Quel joueur de baseball…

Williams était une grande vedette à une époque où le baseball en avait plusieurs, dont Joe DiMaggio. La liste d’honneurs est très élevée. Williams a participé au Match des étoiles à chacune des saisons auxquelles il a pris part, soit 19, dont la dernière à l’âge de 42 ans.

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Il a remporté le championnat des frappeurs à six reprises ainsi que la Triple couronne deux fois. Il a terminé au premier rang pour les circuits à quatre occasions. Il a terminé premier à 12 reprises avec le meilleur pourcentage de présence sur les buts (OBP)et cette moyenne en carrière s’élève à .482. Pour ce qui est du pourcentage de puissance, c’est durant dix saisons qu’il a dominé (OPS). En carrière, elle s’élève à 1.116. Des chiffres monstrueux.

Williams a cumulé une fiche de .344, 2654 coups sûrs, 525 doubles, 71 triples, 521 circuits et 1839 PP. Il était également très bon en défensive, ne commettant que 92 erreurs en carrière. Il a fait son entrée à Cooperstown en 1966 avec 93.4 % des votes requis.

YouTube.com : Wiiliams qui frappe un walk off lors du Match des étoiles de 1941

Le prochain est un autre membre du Temple de la renommée, le grand Carl Yastrzemski. Yaz, comme on l’avait amicalement surnommé, a lui aussi un CV des plus impressionnants. Il a joué lui aussi toute sa longue et glorieuse carrière de 23 saisons à Boston, de 1961 à 1983. Yaz était un excellent voltigeur de gauche, n’ayant commis que 68 erreurs et remportant sept Gants dorés. Par contre, il a lui aussi été reconnu pour ses exploits offensifs. Il a participé à 18 classiques estivales, dont sa dernière lors de sa dernière saison dans les Majeures en 1983. Il a remporté le championnat des frappeurs à deux reprises, le titre de joueur de l’année en 1967 dans le baseball majeur ainsi que deux fois le titre de MVP en 1967 et 1970.

Il a également remporté la Triple couronne en 1967. Il était le dernier à l’avoir remporté avant que Miguel Cabrera ne réussisse l’exploit en 2012. Il a terminé au premier rang de la Ligue américaine pour le pourcentage de présences sur les buts à cinq reprises et pour le pourcentage de puissance quatre fois.

Il a participé aux séries d’après-saison en 1967 et 1975. Il était tout un clutch hitter. Il avait frappé pour .369, 24 en 65, trois doubles, quatre circuits et onze PP. En carrière, il a cumulé une fiche de .285, 3419 coups sûrs, 646 doubles, 452 circuits et 1844 PP. Il a été intronisé au Temple de la renommée en 1989 avec 94.6 % des votes requis.

YouTube.com : Yastrzemski qui frappe le 400e circuit de sa carrière au Fenway Park de Boston

Le prochain est également un autre membre de Cooperstown, Jim Rice. Rice a passé lui aussi toute sa carrière dans l’uniforme des Red Sox. Il y a évolué de 1974 à 1989, donc seize saisons. Rice, un excellent voltigeur défensif, n’a jamais remporté de Gant doré. Par contre, il n’a commis que 62 erreurs. Il a participé au Match des étoiles à huit occasions. En 1978, il est choisi le joueur par excellence de la Ligue américaine.

Il a aussi dominé la ligue pour les circuits en 1977, 1978 et 1983. Il a remporté deux Bâtons d’argent en 1983 et 1984. Il était reconnu comme un frappeur qui détruisait la balle. Il a cumulé une fiche de .298, 2452 coups sûrs, 373 doubles, 382 circuits et 1451 PP, ce qui l’a amené aux portes du Temple de la renommée en 2009 avec 76.4 % des votes requis.

YouTube.com : Jim Rice qui frappe le 382e et dernier circuit de sa carrière par-dessus le monstre vert au Fenway Park

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Les deux prochains sont sur un pied d’égalité au quatrième rang. Mike Greenwell a joué toute sa carrière de 12 saisons à Boston de 1985 à 1996. Greenwell était un excellent voltigeur défensif, ne commettant que 38 erreurs. Il a dominé pour les assistances dans la Ligue américaine trois fois, soit en 1989, 1990 1995. Il a participé au Match des étoiles deux fois. Il a remporté le Bâton d’argent en 1988. Il a cumulé une fiche de .303, 1400 coups sûrs, 275 doubles, 139 circuits et 726 PP.

YouTube.com : Greenwell frappe pour le carrousel face aux Orioles de Baltimore

L’autre est bien connu et favori de la Red Sox Nation du Québec, Manny Ramirez. Manny a joué durant huit saisons à Boston de 2001 à 2008. Manny était un favori de la foule à Fenway. Quand même un bon voltigeur avec seulement 28 erreurs, il avait par contre un dévastateur coup de bâton. À chacune de ses saisons à Boston, il a participé au Match des étoiles. Il a remporté le titre de champion frappeur en 2002. Il a remporté un grand total de six Bâtons d’argent.

Il a mis son nom sur l’histoire des Red Sox en remportant deux Séries mondiales en 2004 et 2007. Il a d’ailleurs remporté le titre de MVP lors de la classique de 2004 face aux Cardinals de St-Louis. Il a cumulé une fiche de .312, 1232 coups sûrs, 256 doubles, 274 circuits et 868 PP. Manny était considéré comme un joueur très excentrique. Quand il faisait quelque chose hors du commun, on disait Manny beeing Manny!

YouTube.com : Manny frappe un walk off face aux Angels lors de la série de championnat de la Ligue américaine en 2007 lors du deuxième match

J’ai aussi une égalité au cinquième rang. Duffy Lewis a joué pour les Sox il y a très longtemps, de 1910 à 1917. Lewis était quand même un bon voltigeur avec un total de 110 erreurs. Lewis a remporté la Série mondiale à trois reprises en 1912, 1915 et 1916. Lors de ses trois Séries mondiales, il a frappé pour une moyenne de .299. Il a cumulé une fiche de .289, 1248 coups sûrs, 254 doubles, 62 triples, 27 circuits et 629 PP.

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Photo: behindthebag.net

Troy O’Leary a joué sept saisons (de 1995 à 2001) à Boston. Un bon voltigeur défensif avec seulement 14 erreurs. Il a joué brièvement pour les Expos en 2002. O’Leary a cumulé une fiche de .276, 954 coups sûrs, 209 doubles, 117 circuits et 516 PP.

YouTube.com : O’Leary frappe deux circuits et produit sept points face aux Indians lors de la série de championnat de la Ligue américaine en 1999 lors du cinquième match

Mentions honorables

J’ai trois mentions honorables. Le premier a joué à Boston et était plutôt un lanceur à ses débuts, mais on a finalement compris que son coup de bâton devait être de l’alignement tous les jours, donc il a évolué comme voltigeur. Je parle du mythique Babe Ruth. Le Babe a remporté la Série mondiale en 1918. En 157 parties comme voltigeur de gauche, il a frappé pour .311, 234 coups sûrs, 60 doubles, 40 circuits et 174 PP. Il a mené le circuit junior pour les circuits en 1918 et 1919. Et pour le reste, on connaît bien l’histoire.

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Photo: theathletic.co.uk

Roy Johnson a joué à Boston de 1932 à 1935, soit quatre saisons. Il a frappé pour .313, 611 coups sûrs, 130 doubles, 31 circuits et 327 PP.

Le dernier est le présent voltigeur de gauche des Red Sox Andrew Benintendi. Il a déjà remporté une Série mondiale en 2018. Il a dominé la Ligue américaine en 2017 et 2018 pour les assistances avec 11 à chaque occasion. Depuis le début de sa carrière en 2016, il n’a commis que 11 erreurs. Il frappe jusqu’à présent pour .273, 502 coups sûrs, 119 doubles, 51 circuits et 260 PP.

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Paul Leblanc
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