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Un releveur pourrait-il gagner le Cy Young en 2020?

Le faible nombre de matchs cette année rend l’attribution du Cy Young plus spéciale que jamais. Sera-t-il aussi mérité que les autres années? J’en avais parlé à propos de deGrom. Mais surtout, cette édition donne plus de chances que jamais aux releveurs.

Un trophée habituellement réservé aux partants

Le Cy Young est un trophée de lanceur partant. Par définition, si on est releveur, c’est qu’en général, on est considéré comme moins bon, ou disons moins endurant qu’un partant. Attention, je ne dis pas que c’est une bonne manière d’aborder les choses : pourquoi on ne pourrait pas considérer un Aroldis Chapman ou un Zack Britton en 2016 comme ce qui se fait de mieux?

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En tout cas, c’est comme ça que les choses sont perçues.

Puis de manière beaucoup plus factuelle, les partants lancent beaucoup plus de manches durant la saison. Ils lancent tous les cinq jours en moyenne, mais à coup de quatre, cinq ou idéalement six, voire sept manches durant le même match. Les releveurs lancent plus souvent, mais rarement plus de deux manches. Faites le calcul sur une saison de 162 matchs, l’écart se creuse inévitablement et une bonne performance globale sur l’année a plus de poids pour un partant.

Le nombre de manches jouées sera sensiblement identique pour les partants et les releveurs

Cependant, les choses seront différentes cette année.

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Dans la vidéo ci-dessus, on voit que Zack Britton avait des statistiques absolument hallucinantes en 2016. Une saison de rêve, avec notamment une MPM de 0.54 et 47 sauvetages sur 47 possibilités. Pourtant, cela n’a pas suffi pour se classer mieux que quatrième au classement du trophée tant convoité. Pourquoi? Car il n’a lancé « que » 67 manches contre 225 en moyenne pour les partants qui auront été réguliers toute l’année.

Avec une saison de 60 matchs seulement, les écarts seront beaucoup moindres et les releveurs n’auront plus à souffrir de la concurrence avec les partants. De même, leur rôle et la récurrence de leurs sorties s’en verront amplifiés et même en terme de renommée, une très belle saison collective leur sera imputable plus facilement.

C’est donc l’année ou jamais pour un releveur. Cependant, les habitudes ont la vie dure : ne serait-ce pas un changement trop radical que de récompenser un reliever comme l’a été Éric Gagné en 2003?

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Qu’en pensez-vous?