Les Red Sox se réveilleront, selon Kevin Pillar

Avant le match d’hier, mon collègue William Thériault qualifiait le début de saison des Red Sox de « dur ». Après la rencontre, les partisans des Red Sox auxquels j’ai parlé utilisaient des termes beaucoup plus forts (et beaucoup plus crus) pour décrire ce lancement de campagne désastreux des Bostonnais.

Avec une fiche d’une victoire et quatre défaites, ils ont accordé plus de sept points à l’adversaire au cours de leurs quatre derniers matchs. Heureusement, un petit nouveau des Red Sox, Kevin Pillar, a voulu nous remonter le moral ce matin.

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Le voltigeur en a déjà assez des excuses : pas de partisans, distanciation sociale, etc. Selon lui, l’équipe doit se réveiller et les premiers matchs sur la route (Mets mercredi et jeudi ; Yankees cette fin de semaine) sont une occasion parfaite pour le faire.

Partir sur la route est peut-être une bonne chose pour cette équipe. […] [Ce début de saison] est définitivement un dur rappel que nous devons faire plus en attaque pour franchir le marbre . Nous devons mieux faire les petites choses sur les sentiers, jouer une défensive plus convaincante et j’espère que les choses s’amélioreront sur la route.

Kevin Pillar, Red Sox de Boston

Pillar espère que l’équipe profitera de son séjour à New York pour relaxer et se regroupera pour travailler ensemble au lieu d’essayer de sauver l’équipe individuellement.

L’absence de direction

J’ai toujours aimé Kevin Pillar. Il est, comme l’était Kevin Millar avant lui, d’un naturel positif. En 2004, tirant de l’arrière 3-0 dans la ALCS contre les Yankees, Millar avait encore espoir de renverser la vapeur. Pillar, c’est pareil. Il a les bons mots pour nous rassurer, pour nous dire que c’est seulement de «petites choses» qui sont à améliorer. Malheureusement, la réalité est plus compliquée que ça.

L’édition 2020 des Red Sox, comme celle de 2019, est complètement à la dérive. Attaque, défensive, lanceurs partants et de relève. Rien ne va plus.

Mais ce qui va encore plus mal chez les Red Sox, c’est le manque de direction, de leadership, et d’une raison de se battre. Oui, l’absence de Mookie Betts fait mal à l’équipe, mais ça ne devrait pas changer quoi que ce soit au talent du reste de l’équipe (parce que, oui, du talent, il en a en quantité industrielle dans cette équipe-là).

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On s’entendait bêtement à ce que Xander Bogaerts prenne la place de leader de Mookie, mais avec seulement trois coups sûrs en 18 apparitions au bâton au cours des cinq premiers matchs, clairement il ne veut pas d’une place de leader (ou bien ça ne lui fait pas de l’être).

Donc, Bogaerts ne veut pas cette pression, Chris Sale est à l’écart, le gérant Ron Roenicke est plate au possible et la Red Sox Nation n’est pas dans les gradins pour leur pousser dans le cul. Qui donnera cette raison de se battre aux Sox? Kevin Pillar est un leader naturel, mais il est le petit nouveau sur un contrat d’un an.

Le réveil de JBJ

Pourquoi pas alors Jackie Bradley Jr.? Joueur autonome à la fin de saison, il doit donner une raison à Chaim Bloom de le garder. Contrairement aux autres (sauf Pillar), il a un solide début de saison (.444/.500/.556), chose qui lui manquait les saisons précédentes. Il est comme d’habitude exceptionnel en défensive.

Alors pourquoi ne pas ajouter cette carte de leader à sa main? Rendu en novembre, Bloom n’aurait pas d’autre choix que de lui faire une offre plus qu’alléchante. Sinon, bien des équipes ont déjà l’œil sur le voltigeur de centre.

Comme Kevin Pillar, j’ai espoir que les Sox se relèveront. Alors, comme le dit Dropkick Murphys, ne me blâmez si j’ai douté, vous savez que je ne peux vivre sans vous Red Sox!

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Fred Lamontagne
Joindre deux passions: l'écriture et le baseball. Je m'intéresse particulièrement au développement de joueurs et leur progression vers le Show, et au baseball comme business.
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