Les Blue Jays auront un camp d’entraînement hors du commun

La situation actuelle force les équipes à redoubler de créativité pour offrir des bonnes conditions de travail aux joueurs. Ces derniers se retrouvent à composer avec des restrictions pour les protéger et avec la crainte de contracter le virus.

Les camps d’entraînement battent leur plein en ce moment, avec la très grande possibilité de débuter la saison le 23 juillet. (Je dis très grande possibilité parce que certains analystes doutent que le début de saison soit encore possible.)

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Pour les Blue Jays, leur situation est quelque peu différente des autres équipes puisqu’ils joueront dans un autre pays. Ce qui n’est pas une chose facile, considérant que les frontières sont toujours fermées.

Les conditions des camps actuels sont très différentes du camp printanier. Par exemple, les lanceurs ont leurs propres chiffons humides lorsqu’ils lancent pour éviter qu’ils se lichent les doigts. Les frappeurs, au lieu de se taper les mains, se donnent des coups de coude. Les employés désinfectent les balles après chaque entraînement. Tous les membres de l’équipe portent des masques. Et ils essaient tous de ne pas cracher. C’est pas toujours facile de changer des habitudes!

Pour pouvoir participer aux camps, les joueurs doivent respecter les consignes de la ligue et ils doivent se soumettre à deux tests de la COVID-19 (les deux doivent être négatifs). Les tests prennent du temps, et certains joueurs n’attendent que les tests pour reprendre les activités.

Ce soir (dimanche), les joueurs des Blue Jays (ceux qui peuvent participer au camp) et les employés devraient arriver à Toronto, dans un vol nolisé. Ils espèrent pouvoir faire un entraînement à ciel ouvert à Toronto demain.

Avec toutes les restrictions imposées par la ligue, le toit ouvert va être bénéfique pour la santé mentale des joueurs. Le directeur général des Jays, Ross Atkins, a mentionné, dans un appel conférence avec les médias: « Je pense qu’être en plein air et ressentir le soleil, c’est certainement très avantageux avec les restrictions et les directions que nous allons respecter pendant quelques semaines ». Il considère que c’est un avantage pour ses joueurs.

Les entraînements de la semaine prochaine au Rogers Centre de Toronto vont se faire en vague. Les joueurs vont être dans des groupes et ils prendront place sur le terrain à tour de rôle. De cette façon, il y aura moins de joueurs présents sur le terrain en même temps, ce qui devrait diminuer les risques de contamination. Mais cette séparation en groupe va entraîner des longues journées pour les coachs et les employés, qui devront suivre tous les groupes.

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Les joueurs ne sont pas tous rendus au même stade dans leur préparation, ce qui rend les choses plus complexes. Certains lanceurs, par exemple, n’ont lancé qu’une seule manche en pratique, tandis que d’autres en ont lancé quatre. Certains frappeurs ont eu la chance, pendant les trois derniers mois, de s’entraîner avec des lanceurs, d’autres n’ont pas eu cette chance.

Les entraîneurs devront faire preuve de créativité pour ramener tous les joueurs au même niveau. Ils travaillent fort pour trouver des solutions.

Une des restrictions les plus importantes concerne la distanciation entre les membres de l’équipe. Les joueurs seront répartis sur quatre (!!) vestiaires. Atkins a mentionné qu’il faut que l’équipe utilise chaque mètre carré de ses installations. Il faut avoir le moins de personnes possible dans des zones restreintes.

Les Jays ne devraient pas affronter d’autres équipes pendant le camp, sauf peut-être une partie contre les Rays de Tampa Bay à St-Petersburg en Floride, près de la date du début de la saison.

Pour les joueurs qui ne réussiront pas à se tailler une place au sein du grand club, ils seront envoyés à un autre complexe d’entraînement, qui serait au Sahlen Field de Buffalo, dans l’État de New York. L’équipe travaille fort pour en venir à une attente avec les deux gouvernements pour faciliter le passage des frontières pour les joueurs.

La grande difficulté de ce club « mineur » va être de garder les joueurs motivés et prêts à joindre le grand club si nécessaire. Les entraîneurs vont devoir redoubler de créativité. Les Jays veulent continuer à bien développer leurs joueurs, malgré les conditions difficiles.

Bref, on a hâte de voir les Jays en action à Toronto!

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Alexandra Greaves
Passionnée par le baseball et fan des Pirates de Pittsburgh, Alexandra a joint ses deux passions – l’écriture et le baseball – pour écrire sur le site! Elle voyage beaucoup aux États-Unis et a vu 18 stades des Majeures. Elle souhaite voir les 30 avant d’atteindre 30 ans!
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