Scott Boras a fait avorter (pratiquement à lui seul) l’entente de 60 matchs

Je me souviens d’avoir lu la collection de livres de Luc Gélinas, celle où c’était toujours la faute de quelqu’un. Laissez-moi, en marge des négociations entre la MLB et l’Association des joueurs, y aller avec mon propre chapitre.

C’est la faute à Scott Boras.

On le sait, quand l’agent le plus puissant du monde du baseball parle, on écoute. Certains l’écoutent avec du mépris, mais ils l’écoutent.

Publicité

Cette semaine encore, il voulait la démission de Rob Manfred, qu’il a qualifié de crêpe qu’on pouvait retourner à souhait. On se souviendra aussi de la fois où il a contredit un proprio ou de la fois où il a essayé de payer, de sa poche, ses joueurs des mineures.

Le vrai problème pour les dirigeants, c’est surtout le fait qu’il aime bien se mêler des discussions de retour au jeu. Il y a quelques semaines à peine, il implorait les joueurs de rejeter la plus récente offre du moment de la part des patrons.

Cela a été rapporté une fois, mais il est utopique de croire qu’il ne l’a pas fait chaque fois. En fait, selon un journaliste de Chicago, ce serait de sa faute si aucune entente n’est en place.

Il y a deux jours, tout le monde parlait comme si une entente était imminente (jusqu’à ce que de la nuance soit apportée). Des roches ont été lancées à Jon Heyman pour avoir sorti la nouvelle sans qu’un accord ne soit signé dans la minute suivante.

Il semblerait que ce soit la faute de Scott Boras. Selon George Ofman, les joueurs étaient prêts à signer, mais Scott Boras est intervenu.

Et puis POUF : plus d’entente… et les joueurs demandaient un impossible 70 matchs. Après tout, si jouer 65 matchs est impossible, 70 l’est encore plus…

Publicité

Ofman n’est pas le seul à parler de la sorte. Bob Nightengale a aussi écrit un papier sur le sujet, rapportant que l’emprise de Boras est derrière la non-signature du côté des joueurs.

Selon Randy Levine, le président des Yankees, Boras (qu’il adore pour avoir fait de la business avec lui au cours des dernières années, dont dans le dossier Gerrit Cole) apporte de la fausse information du côté des joueurs afin de les inciter à aller chercher plus.

Évidemment, l’agent s’est défendu.

Il [Levine] n’a pas de base solide pour se backer. Toutes les informations qui ont été partagées avec les joueurs [de sa part] sont documentées et ont des sources.

– Scott Boras

Il affirme aussi n’avoir rien dit dans les négociations, sauf donner des informations – et non son opinion – quand ses clients appelaient. Hum…

Rappelons par ailleurs que Trevor Bauer avait soulevé la question il y a quelques semaines.

Aux yeux d’un autre agent, Boras n’a pas assez de pouvoir pour faire déroger Tony Clark et les plus gros joueurs de leur ligne de pensée. Ceci dit, les plus gros joueurs de la ligue sont ses clients.

Qui croire?

passionmlb.com-2020-05-18_14-56-51_236082
  • N’hésitez pas à donner votre nom.
  • Le baseball au Japon est de retour.
Default image
Charles-Alexis Brisebois
Présent depuis les débuts du site, Charles est un véritable passionné de baseball. Il souhaite que les amateurs aient le réflexe de choisir Passion MLB pour s'informer et que le baseball continue de prendre de l'importance au Québec. Vous pouvez aussi l'entendre régulièrement sur les ondes du 91.9 Sports afin de discuter de l'actualité de la MLB.
Alleyop360Attitude Football