Long Gone Summer : les réactions de l’équipe

Si vous étiez en âge de voir du baseball en 1998, alors le documentaire d’ESPN Long Gone Summer, diffusé dimanche sur TSN, aura sans doute eu un double effet sur vous : vous faire prendre un coup de vieux et vous rappeler de bons souvenirs. Pour les plus jeunes qui n’ont pu vivre ce moment live à l’époque, mais qui connaissent les faits, ce « docu », somme toute bien réalisé, raconte en détail la féroce bataille que se sont livrés deux costauds du baseball dans une course aux homeruns acharnée qui a tenu un pays en haleine pendant six mois. Un pays qui s’était fâché avec son baseball quelques années plus tôt.

Chez Passion MLB, nous sommes nombreux à connaitre l’histoire « presque » par cœur, que ce soit en l’ayant vu, lu ou appris par un pair. Après, chacun l’a vécu à sa façon et chacun en pense ce qu’il veut. Passionnant, duel de dopés, bon pour le baseball, moment historique, ce duel de titans de l’année 1998 ne laisse personne indifférent.

Voici les réactions de l’équipe.

Publicité
Sosa McGwire
Sammy Sosa et Mark McGwire – Photo : Chicago Tribune

Charles-Alexis Brisebois : Il y a 22 ans, quelques années après un arrêt de travail qui a brisé le lien de confiance entre la MLB et ses partisans, c’est le simple plaisir de voir deux gars se dépasser qui était l’histoire de l’année ; regarder le baseball était à nouveau bien vu. C’est ce qu’on a senti lors de la diffusion du documentaire.

En cette période difficile pour le baseball majeur, je me demande qui seront les McGwire et Sosa de notre époque. Ceux qui feront en sorte que les guerres syndicales seront oubliées. Ceux qui feront en sorte qu’on ne veut pas manquer un seul match.

Ceux qui nous rendront le baseball cool à nouveau aux yeux de la majorité des amateurs sportifs.

Pascal Harvey : En 1998, la course au record de 61 coups de circuit de Roger Maris avait des allures d’un bon vieux western à la Sergio Leone, Le Bon, la Brute et le Truand. Ken Griffey Jr., le bon, Mark McGwire, la brute et Sammy Sosa, le truand.

Je me souviens que nous avions moins de possibilités de suivre ce derby qu’aujourd’hui avec l’avènement des réseaux sociaux. Nous avions la télé, la radio, les journaux et des sites rudimentaires sur internet.

Les gens se souviennent plus de cette course au record que tout ce qui s’est passé sur la planète baseball cette année-là.

Le documentaire Long Gone Summer me rappelle de bons souvenirs, car après le conflit de travail vécu en 1994, l’événement marquant de 1998 nous avait réconcilié avec ce sport.

Paul Leblanc : Je viens de terminer de regarder le reportage… que de souvenirs. Oubliez les stéroïdes, quelle course ce fut… En 1998 j’avais presque 32 ans à l’époque et je suivais cette course comme si j’en avais 14. J’ai toujours aimé Mark McGwire. Il restera toujours un favori pour moi, quoi qu’en disent les gens.

Publicité

Je vais le garder et le regarder encore et encore!

Sébastien Tabary : Le documentaire était plaisant à regarder même s’il ne m’a rien appris de nouveau sur cette course effrénée entre Big Mac et Sammy Sosa, que j’ai suivi depuis la France en 1998. Techniquement et dans sa construction, je trouve un peu dommage que le réalisateur vende du rêve pendant une heure et 45 minutes avant d’aborder le problème éthique des stéroïdes de manière ambivalente.

Je ne suis pas particulièrement fan ni de Mark McGwire, ni de Sammy Sosa, mais je me souviens à l’époque que ce duel était plutôt cool à suivre. Voir deux gars au coude à coude à plus de 60 HR la même saison est quelque chose d’unique à vivre. Les gens avaient beau être fâchés contre le baseball et ses joueurs, une passion ne meurt jamais et le bruit des balles sur les bâtons a vite ramené les partisans au stade encore plus passionnés que jamais.

Regarder ce documentaire m’a aussi fait un peu de peine en me rappelant la situation que nous vivons tous cette année et que peut être, il n’y aura pas de baseball en 2020.

Mark McGwire
Mark McGwire, 70 HR en 1998. Photo : Getty Images

Simon Deschamps : Je me souviens de cette fameuse course. J’avais 21 ans et j’enviais ces machines à circuit. Lorsque le scandale est sorti, ça a terni quelque peu cette saga, mais selon moi, ça reste impressionnant de voir le nombre de bombes que chacun a catapulté. Stéroïdes ou non, il faut tout de même faire contact et ce n’est pas donné à tous. Ces années ont été marquées par la prise de ces drogues et le commissaire de l’époque n’avait rien fait! Autres temps, autres mœurs!

Sébastien Berrouard : Que de souvenirs! Le plus bel été de ma jeunesse, sportivement parlant, aura à toute fin pratique sauvé le baseball de l’époque, baseball qui avait un nuage noir planant au-dessus de sa tête depuis 1994. McGwire et Sosa avaient même presque mis au rancart l’illustre Ken Griffey Jr. cette année-là, qui, soit dit en passant, avait connu lui aussi une saison de rêve. Ces deux gars-là méritent leur place au Temple de la renommée, quoi qu’on en dise.

Maintenant, un autre nuage noir pointe à l’horizon, et d’autres joueurs de la trempe de Big Mac et Slammin’ Sammy devront se lever.

Default image
Sébastien Tabary
Alleyop360Attitude Football