L’importance capitale d’un départ canon

La bonne nouvelle est tombée hier. La plus belle ligue au monde reprend du service. Enfin, « plus belle ligue au monde », faut le dire vite car, ces dernières semaines, elle n’a pas montré son plus beau visage. Entre les querelles des différents clans et les décisions farfelues du chef Manfred, la crédibilité de la MLB a pris un sacré coup et de nombreux amoureux de baseball lui en voudront pendant un bon bout de temps.

Mais bon, le principal n’est-il pas le retour au jeu?

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Pas de place pour les vieux diesels

Avec 60 matchs à jouer dans cette saison 2020 si particulière, les équipes auront la dure tâche d’essayer de ne pas rater leur début d’exercice. Cette année, les vieux diesels n’auront pas le droit à l’erreur. Sinon, c’est direction la cour à scrap.

Les Athletics d’Oakland, plutôt coutumiers du fait et habitués à briller en deuxième partie de saison, auront cette fois intérêt à monter dans le bon wagon.

60 matchs, ça passe vite, aussi rapide qu’un claquement de doigts. Même si les grosses écuries seront toujours au rendez-vous (Yankees, Dodgers, Astros), il est fort à parier que le grand gagnant ne sera pas forcement celui qu’on croit. Le baseball n’est pas une science exacte. Il est déjà difficile de deviner qui sera champion sur une saison de 162 matchs alors imaginez sur 60 matchs dans un contexte de jeu plus que particulier.

Aviez-vous pensé aux Nationals de Washington la saison passée? Pas moi!

Ne pas se rater au départ

L’importance d’un bon départ sera capitale, la marge de manœuvre et d’erreur sera limitée. Perdez sept de vos dix premiers matchs et vous pouvez déjà vous tirer une balle dans le pied. Répétez cet exercice trois fois dans la saison et vos chances deviennent nulles.

Jetez un coup d’œil au classement de la saison passée après 60 parties.

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Non, il faudra être parfait. Les joueurs, et surtout les lanceurs, auront quelques semaines pour être aussi bien réglés qu’une montre suisse. Il faudra lancer le premier match de la saison comme un match 7 de la Série mondiale. En fait, chaque sortie devra se jouer comme un match 7.

Chez les frappeurs, pas le droit au slump. Il faudra être en mode saison dès le 23 ou 24 juillet. Les power houses devront fournir à plein débit et éviter toute panne.

Des surprises, il y en aura. Sur le terrain, il faudra parfois défendre une avance de cinq points avec autant de sérieux qu’une avance d’un point, les releveurs auront fort à faire, les gérants les plus malicieux auront peut-être un léger avantage. À ce petit jeu, je vois bien les Rays de Tampa Bay tirer leur épingle du jeu. Kevin Cash est un des gérants les plus smarts du circuit et saura à coup sûr trouver les mots pour mettre ses joueurs en mode « combat » dès le premier match.

Terry Francona, le gérant des Indians, pourrait lui aussi tirer profit de cette saison raccourcie grâce à son expérience du champ de bataille. De même pour Joe Maddon, même si ses Angels semblent un peu moins bien armés.

Peu de records seront battus cette année, mais au moins, le jeu est de retour et c’est ça la bonne nouvelle.

Cette saison s’annonce vraiment très étrange. J’ai hâte de plonger dedans.

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Sébastien Tabary
Alleyop360Attitude Football