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Michael Jordan voulait jouer au baseball dès 1992

La carrière de Michael Jordan dans le monde du baseball a toujours fait couler beaucoup d’encre. Après tout, prendre sa retraite du basket (alors qu’il venait de gagner un troisième titre de suite) pour aller jouer au baseball (un sport qu’il n’avait pas pratiqué depuis le secondaire), c’était… inattendu.

Mais même si c’était inattendu, cela ne veut pas dire que ce n’était pas dans la tête du principal intéressé depuis longtemps.

Dans le septième épisode de l’excellent documentaire The Last Dance, son arrivée dans le monde du baseball est au coeur du sujet.

À l’époque, tout le monde avait son opinion sur la question. Pourquoi quitter les Bulls? Aura-t-il du succès dans le baseball affilié?

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Je n’ai pas essayé de l’arrêter, mais je lui ai simplement dit que le baseball, c’est plus difficile qu’il ne le croyait.

Jerry Reinsford, propriétaire des White Sox et des Bulls de Chicago

Ce qu’il faut savoir, c’est que Air Jordan avait l’intention de tenter sa chance au baseball depuis longtemps. Il s’agissait d’ailleurs du rêve de son père.

En fait, tel que mentionné dans The Last Dance, Jordan était épuisé de la pression et du stress. Voilà pourquoi, en 1992, il voulait vraiment tout laisser tomber pour jouer à la balle. Il voulait se sentir comme une recrue à nouveau.

Ceci dit, parce qu’il voulait se rendre jusqu’au bout de l’expérience olympique (le fameux Dream Team) et – surtout – parce qu’il voulait accomplir ce que Larry Bird et Magic Johnson n’avaient jamais réussi à faire (gagner un troisième titre de suite), il est resté.

Mais comme nous l’avons vu lors des épisodes de la semaine dernière, le championnat de 1993 ne lui a pas apporté de satisfaction autant qu’il ne lui a enlevé de la pression de ses épaules.

Déjà à ce moment-là, il se doutait bien que sa carrière tirait à sa fin. Puis, son meilleur ami (son père) a été tué dans ce qui est encore aujourd’hui une situation inexplicable.

Le #23 des Bulls était évidemment démoralisé et il a ressenti le besoin de changer d’air.

Parce qu’il avait déjà parlé à son père de la possibilité de jouer au baseball (c’était d’ailleurs le sujet de leur dernière conversation ever), la vedette a annoncé sa retraite. Quelques mois plus tard, il était présent au camp des White Sox.

Ce qu’il faut savoir, c’est que l’été 1993 a été difficile pour lui. Certains médias ont commencé à lier le meurtre de son père aux problèmes de gambling de son fils. Quand le mot s’est mis à ciculer par rapport à son intérêt de jouer au baseball, les gens ont commencé à penser qu’il s’agissait en fait d’une suspension cachée de la part de la NBA – encore en lien avec ses problèmes de jeu.

Voilà pourquoi, plus que jamais, Jordan avait besoin d’air. Il avait beau démentir les rumeurs, il n’était pas tranquille. Il voulait se sentir comme une recrue à nouveau.

Mais dès ses premiers moments au camp des Sox, toute l’attention était bien évidemment sur lui. Les médias ne voulaient rien manquer de ses faits et gestes. Il a d’ailleurs été envoyé dans le AA non pas pour son talent, mais parce que les niveaux inférieurs n’étaient pas équipés pour accueillir autant de médias…

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C’est donc sous l’aile de Terry Francona qu’il a débuté sa carrière chez les pros. Dès le départ, le voltigeur des Barons a commencé en force en vertu d’une séquence de 13 matchs de suite avec au moins un coup sûr.

Et là, tous les espoirs étaient permis.

Cependant, comme le mentionne le gérant Tito, il a cessé de voir des rapides et se faisait lancer des balles cassantes. C’est là que c’est devenu plus difficile pour lui, que le Sports Illustrated a affirmé qu’il ne pourrait jamais percer, etc.

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Photo : Pinterest

Non, Jordan n’avait pas un bon oeil au bâton. Non, il n’était pas dominant. Oui, il était un frappeur qui se situait proche de la Mendoza line.

Mais ce que les gens s’entendent pour dire, c’est que dans les circonstances, ce n’était pas vilain.

Et surtout, il s’habituait à la vie sans son père.

Rappelons d’ailleurs que de frapper pour .200 dans un si bon calibres après plus 10 ans d’absence dans le sport, c’était… inattendu.

En fait, selon son gérant Francona, il avait le potentiel de devenir un frappeur des Majeures. Avec de la pratique, le gérant émérite croit qu’il avait ce qu’il fallait.

Il faut aussi dire qu’il était TOUJOURS dans la cage des frappeurs. Comme au basket, il ne ménagait pas les efforts.

Pour quantifier les propos de Francona, il était à 1500 présences au bâton d’une place dans les Majeures.

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Mais ultimement, Jordan a vu le goût du basket lui revenir. Parce qu’il ne voulait pas jouer pendant la grève des joueurs de 1995, Jordan s’est donc remis à l’entraînement avec ses (anciens) coéquipiers des Bulls.

Et le reste, comme on le sait, appartient à l’histoire.