Mention spéciale pour Aristides Aquino

Parmi les nouveaux joueurs qui m’ont tapé dans l’œil la saison passée, Aristides Aquino est celui qui m’a le plus impressionné. Même si Yordan Alvarez, Fernando Tatis Jr., Chris Paddack et surtout Vladimir Guerrero Jr. ont eux aussi fait leurs grands débuts en 2019, Aquino a quelque chose que les autres n’ont pas et a mérité toute mon attention pour les années à venir.

Une classe à part

Vous allez me trouver dur, mais pour moi, Fernando Tatis Jr. est une jeune version de Manny Machado, quelque chose me dit qu’on entendra pas parler qu’en bien de lui. Yordan Alvarez frappe fort, comme Vlad Jr., mais je ne les vois pas jouer plus de 10 saisons s’ils ne font pas attention à leurs shapes. Ça leur prendra un changement de position sur le terrain, avec ce que cela peut impliquer (ça passe ou ça casse). Vlad lui, aussi talentueux soit il, a plus fait le buzz de part sa notoriété et celle de son père.

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Le joueur des Reds Aristides Aquino est pour moi dans une classe à part. C’est sans faire de bruit avec sa bouche, mais en libérant beaucoup de décibels avec son bâton que le Dominicain a fait irruption dans le Grand Show au début du mois d’août.

Aquino a terrorisé les équipes adverses en établissant plusieurs records, notamment celui d’avoir frappé 15 longues balles au cours de ses 122 premiers passages au bâton. Certaines d’entre elles ont été envoyées sur la stratosphère.

Aquino n’a eu besoin que de 12 matchs pour frapper ses huit premiers circuits dans la MLB. En 56 matchs la saison passée, Aquino a sorti la balle à 19 reprises. Si l’on se projette sur une saison de 162 matchs, il en aurait sorti au moins 54. Ni vu ni connu.

Déjà brillant dans les ligues mineures avec sa slashline de .299/.356/.636 et ses 28 longues balles en 323 passages au bâton avec Louisville, The Punisher tel on l’appelle, a eu le mérite de me redonner de l’intérêt pour les Reds, une équipe que je suis peu d’habitude, même si ceux-ci avaient peu d’espoir de jouer les séries.

Une force surhumaine

La puissance a toujours été l’un des atouts principal du joueur des Reds. En neuf saisons professionnelles, Aquino a récolté 143 coups de circuits, dont 47 rien qu’en 2019 combinées entre le Triple-A et la MLB. Balles dopées ou pas, sa puissance est bien réelle, et c’est pas moi qui le dit.

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118.3 mph : seul Giancarlo Stanton et Vladimir Guerrero Jr. ont frappé la balle plus fort que lui la saison passée, mais les balles n’ont pas fini dans les tribunes. Personne n’a frappé de homerun plus dur que Aristides Aquino.

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Graphiques offensifs de Aristides Aquino. Photo : MLB

Sa grande carcasse et ses longs bras lui permettent d’être assez à l’aise sur les tirs au tiers extérieur de la zone des prises. Son position d’attente ouverte au bâton lui offre une bonne visibilité, mais peut cependant le pénaliser sur les tirs à l’intérieur.

Il est fort peu probable que Aquino se transforme en Joey Votto ou en Jessie Winkler en terme de patience au marbre, il devra peut être un peu tempérer son agressivité et montrer plus de discipline sur les lancers plus difficiles à sortir. Ce qu’il n’a pas réussi à faire au mois de septembre dernier, plus difficile pour lui.

La marge de progression est énorme, et c’est bien cela qui fait peur

Je suis certain qu’avec tout le talent qui lui coule dans les veines, Aquino a de beaux jours devant lui dans la MLB.

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Sébastien Tabary
Alleyop360Attitude Football