Les trois meilleures éditions de l’histoire des Expos/Nationals

Depuis 1969, les Expos/Nats ont eu une multitude de bonnes équipes. Par contre, il y a trois éditions qui se sont démarquées, soit celles de 1981, de 1994 et de 2019.

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1981 : La première édition en a été une bien spéciale. C’était l’été de mes 14 ans et j’étais un passionné de cette grande équipe. Je me souviens combien nous aimions imité nos joueurs favoris. Cet été-là, pendant environ un mois et demi, nous avons été privé de baseball majeur. C’était très long sans baseball en plein été. Les joueurs sont tombés en grève le 12 juin jusqu’au 31 juillet. C’est alors que l’idée de deux demi-saisons a été adoptée. Il y aurait deux champions de chaque division. Une Série de championnat déciderait du champion de chacune des divisions. Les Expos ont remporté la deuxième moitié de saison avec une priorité d’un demi-match d’avance.

Les Expos avaient terminé à quatre matchs des Phillies lors de la première moitié. Donc, pour le championnat de l’Est, les Expos devaient vaincre de grands rivaux, soit les Phillies de Philadelphie. Les Expos ont eu recours à cinq matchs pour venir à bout des Phillies. Ils avaient eu besoin du brio de Steve Rogers qui avait vaincu le grand Steve Carlton à deux occasions par des victoires de 3-1 et 3-0.

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Par la suite, nos Expos ont dû malheureusement s’incliner en cinq matchs face aux Dodgers et Rick Monday. Cette équipe championne de l’Est de la Ligue nationale en 1981 comptait une pléiade d’excellents joueurs qui ont marqué l’histoire des Expos. On parle notamment de Steve Rogers, Jeff Reardon, Bill Gullickson, Charlie Lea et Woody Fryman au monticule. Pour les autres, des noms qui dépassent notre imaginaire comme Gary Carter, Warren Cromartie, Larry Parrish, Rodney Scott, Chris Speier, André Dawson, Tim Raines, Ellis Valentine et plusieurs autres. Cette magnifique bande nous a fait vivre à l’époque énormément d’émotions. Un premier championnat et une cuisante défaite face aux Dodgers. Des moments qui seront gravés à jamais dans la mémoire des plus vieux comme moi.

1994 : Quelle belle année de baseball nos Expos nous ont fait passé, mais encore pour finir en queue de poisson avec encore une grève qui a vu la saison se terminer le 11 août. Celle-ci a également amputé le début de la saison en 1995. Quelle belle machine de balle nous avions. Cette jeune équipe était dirigée de mains de maître par le grand Felipe Alou. L’équipe à battre cette année-là, c’était encore les Braves d’Atlanta avec leur rotation de partants. Trois sont au Temple de la renommée, Maddux, Glavine et John Smoltz. Une chimie s’est créée et la magie a débuté.

Au monticule, nous avions peu d’expérience, mais surtout de la belle jeunesse. Notre plus vieux partant, Jeff Fassero, avait 31 ans. Ken Hill était l’autre vétéran. Butch Henry n’avait que 26 ans et notre Pedro en avait seulement 22. Nous avions de l’expérience derrière le marbre avec Darrin Fletcher et Lenny Webster. Sean Berry était le plus expérimenté à l’avant-champ à 28 ans. Nos voltigeurs étaient tous très jeunes avec Alou, Grissom, Walker et White. Juste à regarder tous ces noms, la majorité avait fait leurs classes dans les filiales des Expos. Donc, qui de mieux que notre bon vieux Felipe pour les diriger, lui qui les avaient vu grandir dans l’organisation.

Notre relève avait un peu plus d’expérience avec Shaw, Scott et Wetteland. Nous avions une équipe électrisante avec d’excellents lanceurs et une attaque explosive qui possédait beaucoup de vitesse et un peu de puissance. Nous avons volé 137 buts, 108 circuits et 246 doubles. Felipe avait plusieurs As dans son jeu et était un fin stratège. Nous avons terminé la saison écourtée avec une fiche de 74-40, la meilleure des ligues majeures. Nous rêvions tous de la Série mondiale. Notre fiche sur la route était de 42-20. Donc, si tu gagnes autant de matchs sur la route, tu mets toutes les chances de ton côté. L’attaque était orchestrée surtout par Alou et Walker, les deux ayant frappé respectivement pour .339 et .322 avec 22 et 19 longues balles. Au monticule, Hill et Pedro faisait figure de proue avec 16 et 11 gains. Wetteland et Rojas avaient sauvegardé 25 et 16 matchs.

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Les Expos s’en allait allègrement vers une saison de plus de 100 victoires. L’avance sur les Braves était de six matchs. On se voyait en Série mondiale face aux méchants Yankees. Nous ne saurons jamais ce que cette équipe aurait pu faire car, en 1995, l’équipe a commencé à être démembrée de ses meilleurs joueurs par Brochu. Ce fût le début de la fin pour nos Expos avec des ventes de feu successives à chaque année. C’est difficile de bâtir une équipe championne de cette façon…

2019 : Ce fût une année magique pour les Nationals. Après un début de saison désastreux, les médias ne donnaient pas cher de leur peau. Avec une si belle équipe bourrée de talent, la chimie ne semblait pas vouloir s’installer. On parlait beaucoup de congédier Dave Martinez, leur gérant. Quelque part en au mois d’août, tout s’est mis à cliquer. L’attaque et les lanceurs ont finalement réussi à mettre l’épaule à la roue en même temps. Les Nats ont réussi à distancer les Mets pour essayer de rattraper les Braves… encore eux.

Avec leur belle poussée en fin de saison, ils se sont appropriés le premier rang pour le match suicide. Ils ont affronté et vaincu les Brewers grâce à leur lanceur étoile Stephen Strasburg. Par la suite, Ils ont disposé des Dodgers en cinq matchs derrière deux gains de Strasburg. Ils se sont dirigés à Saint-Louis pour affronter les Cardinals, qu’ils ont vaincu en quatre rencontres. Maintenant, place à la première Série mondiale de leur histoire, qu’ils remportent en sept matchs derrière Strasburg et ses deux victoires contre les Astros. Strasburg a été nommé MVP de la série. Toute une machine de balle. L’ère post Bryce Harper débutait enfin.

Au monticule, les Nats avait tout un quatuor, Max Scherzer, Stephen Strasburg, Patrick Corbin et Anibal Sanchez. En relève, ils pouvaient compter sur Daniel Hudson et Sean Doolittle. En attaque, une équipe de vétérans avec quelques jeunes mènent l’équipe. Derrière le marbre, beaucoup d’expérience avec Kurt Suzuki et Yan Gomes. À l’avant-champ, Rendon, avec l’aide de Turner, Kendrick et Zimmerman, menaient la charge. Au champ extérieur, ils pouvaient compter sur deux jeunes en Soto et Robles, suivi de Taylor, Eaton et Parra.

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Donc, un excellent mélange de jeunesse et d’expérience. Les Nats ont finalement levé la guigne de gagner sans Bryce Harper. Bien dirigés par Martinez, les Nats ont su se rendre au sommet au bon moment.

Trois excellentes formations, mais je sais que comme moi, vous êtes derrière nos Expos. Nous avons eu deux excellentes équipes qui ne peuvent être comparées car elles sont séparés par 13 longues années. Plusieurs joueurs vedettes ont joué pour ces deux merveilleuses équipes et plusieurs d’entre eux resteront à jamais gravés dans nos souvenirs les plus mémorables. Vive les Expos!

P.S. : J’avais oublié… Nous avons la meilleure et aussi la plus belle mascotte de tous les temps, notre boule orange, notre beau YOUPPI!

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Paul Leblanc
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