Les meilleurs voltigeurs de droite de l’histoire des Expos/Nationals

Le poste de voltigeur de droite est la position à laquelle il y a eu le plus de talent selon moi. Plusieurs d’entre eux ont été formé dans le système de filiales. Deux de ceux-là sont au Temple de la renommée à Cooperstown. C’est hallucinant que nous ayons eu presque tous ces joueurs à Montréal. Ma liste est plus longue pour cette position. J’ai six choix au lieu de cinq. Je ne pouvais pas en laisser un hors de ma liste. Voici maintenant mes choix comme meilleurs voltigeurs de droite de l’histoire de la franchise Expos/Nats.

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Mon premier choix est Vladimir Guerrero. Vlad a pour moi été le voltigeur de droite le plus dominant que l’organisation a produit. Vlad a évolué de 1996 à 2003 à Montréal. Il était grand, longiligne et athlétique lors de son séjour avec les Expos, il pouvait tout faire sur le terrain. Il possédait un bras exceptionnel. Ceux qui décidaient de courir, c’était à leurs risques et périls. Vlad pouvait les retirer d’un peu partout avec son bras canon. Je l’ai vu réalisé des relais qui m’ont fait levé de mon siège. Il avait aussi un talent naturel pour réaliser des jeux incroyables. Il a commis 87 erreurs durant son séjour, mais ça ne démontre pas du tout la qualité de ses prouesses défensives. Il a terminé premier pour les assistances en 2001 et 2002 avec 14 à chaque saison.

Offensivement. il n’avait pas son égal. Vlad frappait mains nues comme Moises Alou. J’ai jamais vu de ma vie un frappeur aussi indiscipliné que lui. Je l’ai vu frapper des balles touchant le sol avant d’arriver au marbre et des balles tellement à l’extérieur que personne ne pouvait rejoindre. C’était incroyable de voir ça. Je le voyais frapper des circuits pratiquement à une main. Je n’oublierai jamais le circuit de 502 pieds qu’il avait frappé au Stade olympique. J’en ai vu plusieurs au Stade avec des distances semblables, mais celui-là, c’était toute une claque à voir. Vlad a cumulé des stats impressionnantes. Il a amassé une moyenne de .323, 1215 coups sûrs, 226 doubles, 34 triples et 234 circuits. Il a produit 702 points et volé 123 buts. Il a connu sa meilleure saison en 200 avec une moyenne de .345, 197 coups sûrs, 44 circuits et 123 PP. Il a fait son entrée à Cooperstown en 2018, mais ne portait malheureusement pas la casquette des Expos sur sa plaque.

Mon deuxième choix, Larry Walker. Le Canadien de la Colombie-Britannique fait son entrée à Cooperstown cette année. Un honneur pleinement mérité. Walker, un autre produit de l’organisation, était, avec Carter, mon joueur favori. Walker était un joueur qui pouvait tout faire sur un terrain de balle. Muni d’un canon à la place du bras droit, il pouvait même retirer un coureur qui venait de frapper une balle devant lui au champ extérieur. Tony Fernandez n’en croyait pas ses yeux quand il a été retiré au premier but après avoir frappé une balle au champ droit. Il avait aussi de la rapidité pour patrouiller le champ extérieur. Il a évolué pour les Expos de 1989 à 1994. Il n’a commis que 18 erreurs, montrant son grand talent en défense. Il a gagné deux Gants dorés de suite en 1992 et 1993. Il a aussi terminé premier pour les assistances en 1992 avec 16.

Au bâton, il me donnait des frissons. Il était fluide dans son élan et pouvait frapper autant pour la puissance que la moyenne. Il a cumulé une moyenne de .281, 666 coups sûrs, 147 doubles, 99 circuits, 384 PP et volant 98 buts. J’ai vécu d’intenses moments lorsque mon fils Charles a joué pour équipe Canada senior en octobre dernier où Walker était l’un de ses entraîneurs. De les voir côte à côte après un coup sûr m’a rendu très fier. Un feeling incroyable.

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Mon troisième choix, Bryce Harper. Harper a joué pour les Nats de 2012 à 2018, ayant débuté sa carrière à seulement 19 ans. Il continue maintenant sa carrière avec les Phillies de Philadelphie. Il a toujours été reconnu pour ses prouesses offensives, lui qui est un redoutable frappeur. Durant ses huit saisons à Washington, il a frappé pour .279, 922 coups sûrs, 183 coups de deux buts, 184 circuits et 521 PP. Il pouvait aussi voler des buts avec 75 larcins. Sa meilleure saison a été en 2015 avec une moyenne de .330, 172 coups sûrs, 42 circuits et 99 PP. En défense, il se débrouille bien. Il a commis 16 erreurs au champ droit, ayant aussi patrouillé les deux autres. Il a remporté le titre de recrue de l’année en 2012. En 2015, il a remporté le Hank Aaron award et le titre de MVP.

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Mon quatrième choix est la première grande vedette des Expos, Rusty Staub. Staub était le joueur favori de tous lors de la naissance de la concession en 1969. Rusty n’a joué que trois saisons et demi ici, mais il y a fait sa marque comme ambassadeur des Expos. « Le Grand Orange » avait même appris le français pour pouvoir communiquer avec ses fans. Rusty a connu de bonnes campagnes à Montréal, une équipe d’expansion. Il était l’idole du peuple montréalais. Il a frappé pour une moyenne de .295, 531 coups sûrs, 86 doubles, 81 circuits et 284 PP. Il a connu sa meilleure campagne en 1971 avec .311 de moyenne, 19 circuits et 97 PP. Il était aussi un bon voltigeur ayant terminé premier en 1969-’70 et ’71 pour les assistances avec respectivement 16, 15 et 20.

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Mon cinquième choix, Ellis Valentine. Le grand Ellis était tout un phénomène de la nature. Grand, fort et très talentueux, il était reconnu comme un joueur ne se fiant qu’à son talent brut. Il aurait pu avoir une incroyable carrière, lui qui a malheureusement sombré dans le sombre monde de la drogue. Ce qui l’a privé d’une exceptionnelle carrière. Par contre, il était un excellent joueur. Ellis avait lui aussi un bras canon. Le meilleur bras selon ses pairs à l’époque. C’était dangereux d’essayer de courir lorsqu’il avait la balle en sa possession. Il a commis 32 erreurs durant sept saisons à Montréal. Il a remporté le Gant doré en 1978. Il a aussi terminé premier pour les assistances en 1978 avec 25. Au bâton, il était une figure imposante dans le rectangle des frappeurs. Un géant de 6 pieds 4 pouces et plus de 200 livres. Il a amassé une moyenne de.288, 95 circuits et 358 PP. Il a connu sa meilleure campagne en 1978 frappant 25 circuits et 76 PP.

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Mon sixième choix, Ken Singleton. Il a joué durant trois saisons à Montréal. Il est celui qui a remplacé Rusty Staub dans la droite. Il arrivait de New York dans un échange qui avait envoyé Staub aux Mets. Il a connu de bonnes saisons avec les Expos avec une moyenne de .285, 449 coups sûrs, 46 circuits et 227 PP. Il était un voltigeur dans la moyenne. Il avait par la suite été échangé aux Orioles de Baltimore, où il y connaîtra ses meilleures saisons.

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Crédit photo : notinhalloffame.com

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