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Les meilleurs lanceurs partants de l’histoire des Expos/Nationals

Comment commencer ce segment avec les lanceurs partants sans créer de controverse? Nous en avons eu d’excellents au fil du temps, que ce soit du début en 1969 ou bien jusqu’à maintenant. D’excellents lanceurs de qualité sont passés par Montréal et Washington. Les Expos avaient du flair pour produire et trouver de bons lanceurs. On peut mentionner la même chose du côté des Nats. Je sais que beaucoup d’entre vos ne serez pas nécessairement d’accord avec mes choix ou bien leur ordre. Je vous demande d’être respectueux envers mes choix et de l’être également envers les autres dans vos commentaires. Voici maintenant mes cinq choix comme meilleurs lanceurs partants de la franchise Expos/Nats. Il y aura aussi plusieurs mentions honorables comme vous verrez à la fin. Bonne lecture et bon débat!

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Pour certains, mon premier choix sera peut être controversé. J’ai choisi le grand Steve Rogers. Rogers a été la première grande vedette que nous avons eu au monticule dans la franchise. Rogers, lorsqu’il débutait un match, s’attendait à se rendre jusqu’au 27e retrait. Rogers avait un arsenal de plusieurs tirs, utilisant une excellente balle glissante. Il était connu pour débuter ses matchs lentement. S’il réussissait à passer au travers de la première manche sans trop de dommage, il était en contrôle et difficile à frapper. Quand j’étais jeune, c’est le lanceur que je tentais d’imiter. Il a cumulé une fiche de 158-152, une MPM de 3.17, 129 matchs complets en 393 départs et 37 blanchissages. Il a dominé la ligue pour les blanchissages en 1979 et 1983 avec cinq à chaque reprise. Il a complété 14 matchs en 1980. Ça ne se voit plus de nos jours.

Malheureusement, plusieurs oublient la glorieuse carrière qu’il a connue durant ses 13 saisons avec les Expos à cause d’un certain lundi après-midi d’octobre 1981. Oui, il est celui qui a donné le fameux circuit de la victoire à Rick Monday des Dodgers. Par contre, il avait été mis dans une position dans laquelle les lanceurs partants ne sont pas habitués d’évoluer. Je n’ai jamais compris le raisonnement de Jim Fanning à ce moment-là. Oui, il était le meilleur lanceur de l’équipe, mais un releveur sait mieux gérer ces situations. Pour ne pas le nommer, Bill Lee aurait dû être celui amené au monticule pour faire face au frappeur gaucher. Le reste fait partie de l’histoire. Rogers a toujours aimé Montréal, lui qui participe encore aujourd’hui à des événements reliés aux Expos.

Mon deuxième choix, le nicaraguayen, « El presidente » ou « El perfecto », le grand Dennis Martinez. Martinez a passé huit belles saisons avec les Expos. Durant son séjour, Dennis était un lanceur dominant, lui qui arrivait de Baltimore, où il a connu beaucoup de succès. Il était un nouvel homme après avoir combattu l’alcoolisme. Il est arrivé ici à l’âge de 32 ans. Un excellent vétéran sur qui le gérant pouvait se fier. Un leader au monticule comme dans le vestiaire, Martinez a réussi le plus grand fait d’arme d’un lanceur le 28 juillet 1991, soit de lancer un match parfait au Dodger Stadium par un beau dimanche après-midi. Quelle performance il nous a offert ce jour-là. Réussir un match parfait à l’âge de 37 ans et après avoir réussi à vaincre ses démons, ça c’est toute une force de caractère. « El presidente » a cumulé une fiche de 100-72, une MPM de 3.06, 233 départs, 69 matchs complets et 10 blanchissages. Il a remporté en 1991 le titre du lanceur avec la meilleure MPM, soit 2.39. On se rappellera toujours Dave Van Horne crier « EL PRESIDENTE, EL PERFECTO!! »

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Mon troisième choix, Max Scherzer. « Mad Max », comme on le surnomme, est un vrai pitbull sur le monticule. Un joueur intense qui donne tout ce qu’il a à chaque présence sur la butte. En 2019, durant la pratique au bâton, il a reçu la fausse balle sur le nez. Le résultat a été un nez brisé. Malgré cela, le lendemain, il lançait un solide match de sept manches et ne donnant pas de point dans une victoire. Il a passé les cinq dernières saisons à Washington, soit depuis 2015. Il s’est amené avec les Nats avec un impressionnant résumé, récoltant un trophée Cy Young en 2013 avec les Tigers. Depuis son arrivée dans la capitale américaine, il es t tout simplement dominant. Il a cumulé une fiche de 79-39, une moyenne de 2.74, 158 départs, 1371 K en 1050.2 manches. C’est impressionnant. Sa meilleure saison a été en 2016 avec une fiche de 20-7, une MPM de 2.96, 34 départs et 284 K. En 2015, il a réussi deux matchs sans point ni coup sûr. Max a remporté le Cy Young en 2016 et 2017 et finissant deuxième en 2018 et troisième en 2019. Il a été celui qui a remporté le plus de victoires en 2016 et 2018. Il est celui aussi qui a retiré le plus de frappeurs sur trois prises en 2016-’17 et ’18 (284, 268, 300). Définitivement un futur membre du Temple de la renommée.

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Washington Nationals and the Kansas City Royals
Photo : Washington Post

Mon quatrième choix, l’excellent Pedro Martinez. Pedro est arrivé à Montréal contre Delino DeShields, qui lui se retrouvait avec les Dodgers. Les dirigeants des Expos ont vu beaucoup de potentiel dans le jeune Martinez, qui jouait avec son grand frère Ramon à L.A. Il ne pouvait pas tomber sur un meilleur gérant que Felipe Alou pour le développer. Pedro a débuté son séjour de quatre saisons en 1994 avec cette grande équipe remplie de jeunes vedettes. Il la termina en 1997 en remportant le Cy Young avant d’aller remporter plusieurs honneurs et une Série mondiale avec les Red Sox de Boston. Malgré sa taille chétive, il n’était nullement intimidé par personne. Il était reconnu pour lancer à l’intérieur. Avec une rapide de 95 + MPH, il avait le meilleur changement de vitesse que j’ai vu dans ma vie. Il pouvait ridiculiser un frappeur tellement ce lancer était dominant. C’est très difficile de frapper un changement de vitesse de 72 MPH quand tu viens de voir une rapide à 95. C’était ça Pedro Martinez. Malheureusement pour nous, il n’a joué que quatre saisons ici. Il a cumulé une fiche de 55-33, une moyenne de points mérités de 3.06, 117 départs, 20 matchs complets, 1683 K en 1383.2 manches. Sa meilleure saison a été en 1997 avec une fiche de 17-8, une MPM de 1.90, 305 K en 241.1 manches et quatre blanchissages. Quel grand lanceur. Il a fait son entrée à Cooperstown en 2015.

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En passant, j’ai assisté au match du vidéo ci-haut au Yankee stadium en 1997. Les Expos avaient remporté le match 7-2.

Mon cinquième choix, Stephen Strasburg. Strasburg est avec les Nats depuis 2010, soit le début de sa carrière. Il a été blessé assez souvent durant sa carrière. Au tout début, il a eu l’opération de type Tommy John. Depuis, il est un excellent lanceur pour les Nats, lui qui a dominé durant les séries de 2019 en remportant cinq victoires. Ses deux victoires en Série mondiale contre les Astros de Houston lui ont permis de remporter le MVP de la série. Au cour de sa carrière jusqu’à présent, il a cumulé une fiche de 112-58, une MPM de 3.17, 239 départs, 1695 K en 1438.2 manches. En 2019, il a connu sa meilleure saison en carrière avec une fiche de 18-6, une moyenne de 3.32, 33 départs et réalisant 251 K en 209 manches. Il vient de signer une prolongation de contrat de sept ans ce qui lui rapportera la coquette somme de 245 millions de dollars.

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Photo : Federal Baseball

Mentions honorables

Comme j’ai dû faire des choix pour mon top-5, j’ai plusieurs mentions honorables. Vous allez reconnaître plusieurs lanceurs qui ont lancé pour cette grande organisation. En 1969, Bill Stoneman fût le premier lui qui a lancé un match sans point ni coup sûr. Il a remporté 51 matchs pour les Expos. Ross Grimsley, le seul à avoir remporter 20 victoires en 1978. Bill « Spaceman » Lee, ce grand amoureux de la ville de Montréal a été une figure très populaire et l’est toujours aujourd’hui. Scott Sanderson avec 56 victoires, Bill « Gully » Gullickson avec 72 victoires, David Palmer avec 38 victoires et Charlie Lea avec 55 victoires. Ces derniers sont des produits des Expos. Charlie Lea a réalisé un match sans point ni coup sûr le 10 mai 1981 au Stade contre les Giants. Un match auquel j’ai assisté. Bryn Smith avec 81 victoires, Pascual Pérez 28 victoires et Ken Hill 41 victoires, dont 16 en 1994. Jeff Fassero avec 58 victoires, Livan Hernandez avec 70, Jordan Zimmermann avec 70 et Gio Gonzalez avec 85. À vous maintenant!