Les Astros, nouveaux super-vilains de la MLB

À chaque époque ses héros, et à chaque époque ses vilains.

Si pendant des décennies, voire pendant plus d’un siècle, les Yankees de New York ont eu le rôle de vilain de la MLB, les Astros de Houston leur ont depuis quelques mois volé la vedette.

Car désormais, ce sont bien les Texans qui sont devenus les indésirables du baseball. Jamais par le passé autant d’équipes adverses, autant de joueurs, autant d’experts du baseball et autant de partisans amoureux du jeu ne se sont ligués contre une seule et même équipe. Les Astros de Houston sont devenus l’équipe qu’on aime détester.

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Un joli break pour les Yankees

Comme toutes les powerhouses qu’il peut y avoir dans les sports professionnels, les Yankees de New York n’ont pas échappé à la règle : on se doit de les détester.

Que ce soit les Patriots dans la NFL, les Maple Leafs ou les Bruins voire même les Canadiens de Montréal dans la NHL, les gros portefeuilles ou les vitrines trop garnies dérangent. Plutôt que d’embarquer dans un bandwagon où l’on pourra toujours claquer en pleine face de n’importe qui le nombre de bagues qu’on porte aux doigts, certains préfèrent ignorer et s’amuser à haïr ces équipes.

Les Yankees ont du fric, les Yankees ont 27 trophées dans leur vitrine, les Yankees ont des fans partout dans le monde, la plupart des joueurs de légende sont passés par là. Trop beaux, trops forts, trop puissants, trop arrogants, trop populaires, voilà ce qu’on peut entendre depuis des lustres sur l’équipe aux fines rayures. Et le plus drôle dans tout cela, c’est que cette équipe a toujours aimé se faire détester.

La nouvelle génération Yankee n’a cependant pas le même mordant. Elle est plutôt le fun à regarder il faut avouer, et c’est un vrai non-fan des Yankees qui vous le dit. Des mecs comme Aaron Judge, Gleyber Torres, Luis Severino, Gary Sanchez ou Aroldis Chapman, quand ils sont tous ensemble sur un terrain, avouez que ça a de la gueule, et ça aura encore de la gueule cette saison.

Quand c’est trop fort, ça dérange. Tout ce qu’on fait est louche, suspicieux et au moindre faux pas, on tombe dans la fosse aux lions.

Les Yankees peuvent souffler un peu, les Astros de Houston leur ont offert un joli break. Ça durera le temps que ça durera, mais c’est bon à prendre.

Anatomie d’un naufrage

Au bord du précipice depuis quelques semaines, la maison Astros est sur le point de s’effondrer. Propriétaire, gérant et joueurs prennent tour à tour des portes en pleine face. Certains ont essayé de se défendre, d’autres essayent encore, à chaque fois à la limite du ridicule.

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À une époque où les réseaux et médias sociaux ont une place importante dans la vie de monsieur et madame tout le monde, il va de soit que ce scandale est décortiqué de long en large et que, comme de fait, les gens s’en donnent à cœur joie pour achever les Astros sur la place publique.

Des histoires de violences conjugales à la tirade misogyne de Brandon Taubman, les Astros n’ont pu s’empêcher de faire pire en volant des signaux, et ce, depuis 2017.

Ça ne passe pas, ça ne passera jamais. Les joueurs des équipes adverses montent au créneau et sont impartiaux : Il n’y a pas de place pour les tricheurs.

Nick Markakis des Braves d’Atlanta, est le dernier à s’être exprimé sur le sujet.

Pourtant, il semblerait que Rob Manfred ne soit pas prêt à punir le moindre de ces joueurs. Bien au contraire, il semble vouloir les protéger et menace quiconque qui voudra se venger de fortes réprimandes. Et ça, ça ne passe pas auprès des 29 autres équipes de la MLB.

Rien de ce que les Astros diront ne calmera les ardeurs des millions de détracteurs que l’équipe s’est mise à dos. Tout le monde les déteste, tout le monde veut leur peau, les Astros seront « wanted » partout où ils iront.

Cette épisode n’est que le début d’une longue saga.

Houston a un sacré problème. Les Yankees eux, peuvent les remercier.

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Sébastien Tabary
Alleyop360Attitude Football