Quel accueil pour les Astros en 2020?

Tricheurs. Menteurs. Voleurs. « Crosseurs ». Les qualificatifs ne manquent pas quand il s’agit d’évoquer les Astros de Houston. Salement impliqués dans une affaire de vol de signaux depuis 2017, les Astros ont amoché leur image de marque et leur crédibilité et ce ne sont pas les excuses qu’ils ont prévu de faire au camp printanier qui va redorer leur blason.

Ça serait trop facile! Les Astros ont joué avec le feu et ils se sont brûlés, à eux maintenant d’en payer les frais. Je doute fort que les partisans des 29 autres équipes, surtout ceux des 14 équipes adverses de la Ligue américaine, leur fassent le moindre cadeau. Les joueurs encore moins.

Les « Trashtros » de Houston

Quel genre d’accueil les fans des Yankees réserveront aux joueurs des Astros quand ceux-ci se présenteront dans le Bronx? J’ai ma petite idée. Et même si la série de quatre matchs entre les deux équipes se tiendra à la fin du mois de septembre – hasard du calendrier ou pas, course aux séries ou pas – je doute fort que le Yankee Stadium soit une ballade de tout repos pour les Texans.

Publicité

Le partisan de baseball est peut être malléable, mais il a bonne mémoire. Quand Altuve a claqué son circuit face à Aroldis Chapman lors du match 6 des Séries de championnat de l’Américaine, les Yankees ne pouvaient que s’incliner, Chapman le premier. Le puissant closer avait perdu son duel, il était tombé sur plus fort que lui.

OR depuis, les choses ont changé. Les Astros se sont fait pincer. L’histoire, vous la connaissez et pour les partisans adverses, ça ne passe pas.

https://twitter.com/kaju_101per/status/1222428418236502017?s=20

Leurs excuses, personne n’en veut. Certains joueurs essayeront de faire pitié en laissant couler quelques larmes lors de leur discours, comme Alex Rodriguez avait pu faire la fois où il demandait pardon suite au scandale des stéroïdes dans lequel il s’était embourbé. Non, ça ne passera pas!

À cause de leurs niaiseries, des lanceurs de qualités, des joueurs, des hommes qui ont fait des sacrifices pour en arriver là ont perdu leur emploi, ont été rétrogradés dans les ligues mineures et ne sont jamais réapparu sur la plus haute scène de ce sport. Et il faudrait les pardonner?!

Publicité

Je pense ici à Kris Medlen des Diamondbacks ou Mike Bolsinger, ex-Blue Jays qui en ont tout deux fait les frais. Des joueurs comme cela, ils doit y en avoir d’autres.

Un accueil digne de leurs tricheries?

Non, ce ne sont pas les Astros qui vont décider de l’avenir de tous ces joueurs qui depuis des années, se donnent corps et âme pour réaliser leur rêve.

Les partisans le savent bien et ceux-ci sont prêts à leur faire savoir.

Comment réagiront les joueurs adverses? J’espère avec plus de classe que ce qu’on pu faire les Astros. Alors peut-être que certains lancers paraitront plus intérieurs que d’habitude, mais je doute fort que ce soit de cette façon que le message passera.

Comme disait Mike Clevinger, des Indians : « Comment peuvent-ils nous regarder dans les yeux maintenant? ». Les joueurs de Houston vont devoir affronter au quotidien des regards qui feront plus mal qu’une balle entre les deux omoplates.

Les Astros ont déçu tout le monde, même leurs propres fans. De la à dire qu’ils se feront huer chez eux, je ne pense pas, mais il y aura définitivement quelque chose de cassé.

À l’extérieur, par contre, la musique ne sera pas la même. Que ce soit à Toronto, à New York, à Cleveland ou à Boston, attendez-vous à des huées, des pancartes en tout genre, des chants « hostiles », des jeux de mots malaisants, des tweets voraces et des podcasts endiablés car non, les Astros ne seront sûrement pas les bienvenues chez leurs adversaires en 2020.

Default image
Sébastien Tabary
Alleyop360Attitude Football