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Le marché de Kevin Pillar est plus mort que prévu

Quand les Giants de San Francisco ont mis la main sur les services de Kevin Pillar en avril dernier, ils ont acquis un joueur qui arrivait avec deux années de contrôle – si on compte l’année 2019 qui n’était vieille que d’une seule semaine. Voltigeur plus que fiable et frappeur inconstant, les Giants savaient dans quoi ils s’embarquaient.

Envers et contre tout, dans un gros parc de lanceurs, Kevin Pillar a connu la meilleure saison offensive de sa carrière. Ses 21 circuits, 88 points produits et ses 158 coups sûrs ont tellement étonné qu’il s’est même mérité un petit vote pour le titre de MVP de la Nationale.

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Malgré tout, les Giants ont choisi de couper les ponts avec celui qui devait gagner environ 9.7 millions de dollars selon les projections. Pour les Giants, c’était trop et voilà pourquoi ils ont choisi de le laisser aller vers le marché de l’autonomie.

Pourtant, il venait de connaître une saison au-delà des espérances. Est-ce donc dire qu’il avait été acquis dans l’optique de simplement passer la saison? Peut-être, oui.

À tout le moins, une chose est certaine : son retour à San Francisco n’est plus dans les cordes, peu importe le prix et les besoins des Giants. Les liens sont maintenant rompus entre les deux clans puisque les Giants vont donner la chance à leurs jeunes.

Il s’agit d’ailleurs du même raisonnement qui explique pourquoi Pillar ne reviendra pas à Toronto. Tant qu’à donner l’argent à un voltigeur vieillissant qui pourrait perdre de son efficacité défensive rapidement (au champ centre, ça ne pardonne pas), les Jays feront confiance à un jeune.

Jonathan Davis, par exemple, est un Kevin Pillar plus jeune et qui ne coûte rien. Si les Jays n’y vont pas avec Teoscar Hernandez parce qu’ils veulent un gant fiable dans le centre, Davis passera avant Pillar, c’est certain.

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Surtout en considérant le grand nombre de voltigeurs au sein de l’équipe.

Que lui reste-t-il?

Ce qui achoppe présentement, c’est fort probablement le prix demandé. Il ne gagnera pas 9.7 millions de dollars, mais un salaire s’approchant de celui qu’il a gagné en 2019 (5.8 millions de dollars) pourrait être dans les cordes.

Pillar a encore du bon baseball à offrir. Il pourrait soit agir à titre de quatrième voltigeur chez une équipe gagnante ou comme joueur de champ centre de tous les jours chez une équipe qui ratera les séries? Ce n’est pas impossible.

Les Mets, s’ils ne mettent pas la main sur Starling Marte, pourraient signer Pillar. Des formations de bas de classement comme les Tigers pourraient s’intéresser à lui. Les Sox, de manière spéculative, pourraient-ils le signer pour remplacer Bradley Jr. à moindre prix?

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Une chose est certaine : s’il met de l’eau dans son vin autant pour la destination que l’argent, il jouera en 2020. Il est trop dominant défensivement pour ne pas jouer.