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Derek Jeter et Larry Walker : même récompense, mais des émotions bien différentes

La journée où sont dévoilés les nouveaux membres du Temple de la renommée du baseball est toujours un moment particulier. Un moment fort en émotion. Pour les nouveaux intronisés, avoir sa plaque à Cooperstown est plus qu’un privilège, c’est un honneur. Vous devenez comme un Dieu, légendaire, immortel, les gens vous vénèrent.

Hier, Derek Jeter et Larry Walker sont devenus des Dieux.

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Et dans la tête, ça se passe comment?

On le voit sur les vidéos, le moment où le joueur décroche son cellulaire pour répondre à l’appel est un moment fort en émotion. Il y a des sourires, des larmes, des cris de joie des membres de la famille, des enfants. Il y a aussi beaucoup de fierté, un sentiment de devoir accompli et d’avoir su être un exemple de régularité et d’engagement.

Et il en était visiblement très fier.

Voyez aussi la réaction du père de Larry. Ça fait chaud au cœur.

Les deux joueurs élus hier peuvent être fiers.

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Formalité pour l’un, victoire au forceps pour l’autre

Néanmoins, je me demande si l’émotion a été la même en inside entre un Derek Jeter qui, pour sa première année, a obtenu presque l’unanimité des votes (99,7%) et un Larry Walker qui a gagné sa place de “justesse” si j’oserais dire, au bout de sa 10e et dernière année d’éligibilité avec 76,6% des votes.

Au matin du 21 janvier 2020, Derek Jeter n’avait aucun doute sur le fait qu’il allait avoir cet appel. La seule question qu’il pouvait se poser c’était de savoir si cela allait être avec 100% des votes ou pas. Est-ce que ça limite la joie au moment où votre téléphone sonne ou pas? Je pense que oui. Jeter sait depuis des mois, voir des années que sa première année sera la bonne.

En ce qui concerne Larry, c’est bien différent. Le mec en est à sa dernière année et rendu là, on ne doit être sûr de rien, surtout après n’avoir récolté que 54,6% l’année précédente. On se dit que ça ne passera pas. On pense qu’on va être court, de quelques votes, qu’on va finir aux portes du Temple, on digérera sa peine et on essayera de sortir des phrases bateaux aux journalistes en essayant de ne pas paraître trop triste.

Heureusement, c’est passé pour Larry. De justesse, mais c’est passé, et ce, après un combat de 10 ans.

Grâce à un bond de 22% dans les votes, Larry Walker pu rejoindre les légendes du baseball. Je me trompe peut-être, sûrement, ou pas du tout, mais je pense que l’émotion qui a pu s’emparer de Walker hier devait être plus grande, plus symbolique, plus “vraie” que celle de Derek Jeter, pour qui tout cela était qu’une formalité plus qu’une surprise.

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À vous de juger.