Une vieille prédiction au sujet des Reds de moins en moins farfelue

Reds 2020 Champs

Y a-t-il un partisan des Reds de Cincinnati dans la place? Je dis cela, car il faut avouer qu’au Québec et même dans cette bonne vieille Europe, ils sont une denrée plutôt rare. Car pour être un fan des Reds, il faut une bonne raison. J’exagère légèrement, mais il faut se rendre à l’évidence, l’équipe qui a soulevé son dernier trophée en 1990 se cherche depuis presque trois décennies un plan de route, une stratégie gagnante, voire même une âme.

Cependant, comme tout est cyclique dans le sport, l’équipe de Cincinnati devrait un moment ou l’autre refaire surface. En 2017, certains « experts » avaient prédit que l’année 2020 serait celle des Reds. Simple guess ou prédiction plus que probable, nul ne sait encore. Toujours est-il que l’équipe semble vouloir bousculer la hiérarchie dans la division centrale de la Nationale.

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Un solide effectif qui prend forme

Les Reds de Cincinnati en ont assez de faire de la figuration. Ces dernières années, il n’y en a eu que pour les Cubs, les Cardinals, les Brewers. Même les Pirates de Pittsburgh ont joué les premiers rôles il y n’y a pas si longtemps de cela. Quand on pense Ohio, on pense d’abord aux Indians, les Reds viennent en tout dernier.

C’est assez. Comme toute bonne équipe des bas fonds, les Reds ont amorcé au milieu de la décennie leur reconstruction. Peu bruyante certes, mais réfléchie. Ça commence à prendre forme.

Jesse Winkler, Nick Senzel et Aristides Aquino devraient occuper le champ extérieur. Ça fait moins dresser le poil qu’un Aaron Judge ou un Giancarlo Stanton (même blessé), mais dans le lot, y’a deux recrues qui peuvent faire très mal, surtout Aquino.

Dans l’avant-champ, l’équipe s’est offert le sous-côté, mais ô combien excellent Mike Moustakas. Le joueur va pouvoir évoluer tranquillement dans un environnement sans pression, des conditions idéales pour booster ses stats. Freddy Galvis occupera le poste d’arrêt-court, à moins que Didi Gregorius ai envie de se joindre à la fête.

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Et si Didi faisait le move ?

Aux coins de l’infield, Joey Votto est une valeur sûre et Eugenio Suarez, un métronome de puissance qui n’a sans doute pas fini de nous surprendre. Moi j’aime cet infield, surtout si Didi fait le move.

Derrière la plaque, Tucker Barnhart et Curt Casali auront la tâche de faire briller une rotation qui n’a rien à envier à personne : Luis Castillo, Trevor Bauer, Sonny Gray et Anthony DeSclafani. Un autre partant devrait s’ajouter à la liste, peut-être en provenance de l’enclos ou d’ailleurs (Zack Wheeler?).

Le gérant des Reds David Bell a de bons ingrédients entre les mains pour réussir sa sauce. Le sport et surtout le baseball n’est pas une science exacte, des surprises il y en aura, des déceptions aussi. Des grosses équopes vont se casser les dents tandis que d’autres vont surprendre.

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Les Reds de 2020 sont-ils aussi mûrs que les Cubs de Chicago l’ont été en 2016? Laissons peut-être l’hiver passer et on rediscutera de ça le moment venu. L’idée n’est pas folle. Les Reds seront meilleurs en 2020 qu’ils l’ont été en 2019, j’en suis certain.

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