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Les Cubs ont réduit les espaces pour gens à mobilité réduite pour faire des économies

Je ne sais pas si c’est moi, mais les propriétaires des Cubs de Chicago sont de plus en plus malaisants.

Ne vous méprenez pas. J’aime les Cubs, c’est d’ailleurs une de mes équipes favorites, si ce n’est pas mon équipe favorite. Cela dit je n’aime pas du tout ce qui se passe avec ses proprios. Non seulement, il y a eu un cas de racisme il n’y a pas très longtemps, voilà qu’il y a de la discrimination.

Les Cubs de Chicago sont présentement sous enquête fédérale concernant leurs rénovations.

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Il semblerait que les Cubs aient tenté de prendre avantage sur leurs fans avec handicap et qu’un de ceux-ci ait vu clair dans leur jeu.

Depuis le début, cette histoire de rénovations est compliquée.

La famille Ricketts a essayé d’avoir des fonds publics pour financer à 100% les rénovations du vieux et désuet Wrigley Field. Ça n’a pas marché. Ils sont passés à 75, 50 et 25% pour finalement sortir complètement les sous de leur propre poche. Bref, les Ricketts sont radins. Par la suite, Tom Ricketts a affirmé que ce projet avait 100% dépassé le budget alloué. Allant même jusqu’à dire que ce dépassement était une des raisons du pourquoi Kris Bryant était sur le marché. On sait tout ce que c’est pour la manipulation de contrat et les relations houleuses…

Sauf que tout ça (le dépassement des coûts), en grande partie est la propre faute des Cubs. En 2017, un de leur fan à mobilité réduite les a poursuivis en alléguant que les rénovations au Wrigley Field ne respectaient pas le American Disabilities Act (ADA), mais qu’en plus rendait la situation encore pire qu’avant les rénovations. En fait, ce partisan ne peut plus assister aux matchs des Cubs, car la formation a réduit le nombre d’emplacements accessibles aux chaises roulantes au champ gauche ainsi qu’au champ droit.

Les Cubs ont tenté de faire annuler cette accusation en disant que ce partisan n’avait subi aucune blessure ou préjudice, puisque de toute façon il y a avait une longue liste d’attente devant lui. Il n’aurait donc pas pu assister à un match. L’organisation a aussi mentionné qu’après 2019, soit quand les rénovations seraient terminées, il y aurait plus d’endroits accessibles pour les fauteuils roulants.

Le problème? C’est que selon les règles de l’ADA, les Cubs devaient fournir 36 emplacements pour les 5000 premiers bancs et une place de plus pour chaque tranche de 200 pour les 5000 bancs supplémentaires. Résultat, le Wrigley aurait dû avoir 217 places accessibles aux fauteuils roulants à la fin des changements. Malheureusement, les Cubs n’ont jamais été en mesure de confirmer le nombre exact au Wrigley (en 2017) ni même combien il en aurait après la fin des rénos. Savez-vous combien il y en aura après les rénos approximativement? Seulement 159.

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Ensuite, les Cubs ont eu le culot de dire qu’ils ne pensaient pas que le stade devait se soumettre aux standards modernes de l’ADA à cause de l’âge du Wrigley.

Franchement, l’argument ne fait pas de sens.  Ce que les Cubs disent au final, c’est ceci : on a réduit l’accès aux gens à mobilité réduite pour tenter de sauver de l’argent.

En gros, ils ont cru que 42 emplacements pour fauteuils roulants dans un stade de 41 649 places étaient assez, dans une population où 12 millions de personnes utilises des fauteuils roulants ou des cannes.

Les Cubs n’ont pas réussi à faire annuler cette poursuite, mais ont mis en pause leur projet en attente du jugement pendant qu’ils se défendent.

Ce faisant, l’équipe punit les partisans à mobilité réduire parce qu’ils se plaignent à juste titre de leur incapacité à profiter d’un match de baseball comme n’importe qui, ce qui est tout le point du cadre juridique de l’ADA.

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Pas fort les Cubs, pas fort.

Source : Beyond the box