Bras de fer entre les Nationals et Scott Boras

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Ah les Nationals…

Disons que le propriétaire hier ne m’a pas impressionné. Candidement, il a affirmé que la formation ne pouvait malheureusement pas se permettre de signer Anthony Rendon et Stephan Strasbrug.

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« On peut se permettre de signer un seul de ces deux gars. C’est beaucoup d’argent et nous avons déjà une masse salariale élevée. » – Mark Lerner, propriétaire des Nationals.

Ç’a le mérite d’être clair, mais c’est quand même étonnant que l’équipe n’en fasse pas plus pour resigner deux pions majeurs de leur victoire en Série mondiale.

Et c’est d’ailleurs le point de Scott Boras. Je suis rarement en accord avec lui, mais cette fois….

Les Nationals ne peuvent pas dire qu’ils n’ont pas d’argent. De base, la famille Lerner est assez fortunée, mais ajoutez à ça une victoire en Série mondiale et vous avez un jackpot.

« Les Nats ont un festival de revenus pour 2020. Le momentum de la Série mondiale a fructifié en millions à DC. La valeur de la franchise a augmenté de deux milliards environ depuis son achat. Puis elle a fait un boni de 30 millions $ après sa victoire. Les assistances augmenteront ce qui donnera plus d’argent encore ainsi que les cotes d’écoute et le coût des publicités. » – Scott Boras.

Boras a raison, toute équipe qui a gagné la Série mondiale a vu ses revenus augmenter. C’est normal. C’est la saveur du jour et les grosses entreprises s’arrachent les gagnants. Donc, est-ce que les Nats ont l’argent? Oui. Est-ce qu’ils veulent le dépenser ainsi? Pas nécessairement.

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Lerner parait comme un proprio qui a un budget serré et qui manque de fond. Ce qui n’est pas le cas. Il devrait plutôt être honnête et stipulé que sa formation ne veut pas dépasser la taxe de luxe, etc. Ça aurait au moins plus de sens. C’est important de noter toutefois que présentement les Nats auraient un payroll de 135.3 millions $, bien en deçà du 208 millions de la taxe de luxe. Toutefois, ils devront voir ce qu’ils feront au 3e but et du côté de leur rotation.

Mais après tout, c’est peut-être seulement une stratégie de négociation avec Scott Boras.

Lerner a indiqué que sa formation était toujours dans la course pour les deux joueurs leur ayant offert des contrats. De bons contrats selon lui, mais clairement il n’est pas prêt à aller plus loin, ou du moins aussi loin que Scott Vorace Boras aimerait atteindre.

En même temps, on se rappelle que les Nats aiment bien ajouter des clauses d’argent garanti (ou non) sur de longues années. On se rappelle le 300 millions offert à Bryce Harper où la majorité des sous du contrat arrivait tardivement. 

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Source : The Athletic

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