Quel receveur mérite sa place à Cooperstown?

De toutes les équipes de la Nationale qui ont pris part aux séries de fin de saison en 2019, quatre d’entre elles utilisaient des receveurs âgés de plus de 35 ans.

Il est d’ores et déjà acquis que l’un d’entre eux prendra sa retraite. En effet, Brian McCann, qui effectuait un retour derrière le marbre à Atlanta, tire sa révérence suite à l’élimination des Braves.

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Yadier Molina (Cardinals), Russell Martin (Dodgers) et Kurt Suzuki (Nationals) sont les autres receveurs sur qui les gérants ont jeté leur dévolu afin de faciliter la tâche des artilleurs en période critique.

Si vous aviez à choisir un nom qui a des chances d’obtenir sa place à Cooperstown et malgré le respect que mérite Kurt Suzuki, il faut l’éliminer d’emblée.

Trois noms se démarquent

Reste donc McCann, Martin et Molina.

Les trois cumulent un impressionnant total de 28 présences en séries d’après-saison, 20 sélections au Match des étoiles, 10 Gants dorés et 8 Bâtons d’argent.

De plus, les trois ont eu de l’influence sur la progression de leur équipe en route vers la destination finale 2019.

La plupart des experts vous diront que Molina est celui qui détient le plus d’attributs afin de faire sa place au Temple.

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Yadier Molina
Yadier Molina se rapproche de Cooperstown – Photo : Beyond the Box Score

À lui seul, il possède neuf sélections au Match des étoiles, neuf Gants dorés et il a terminé à deux reprises parmi les quatre premiers au scrutin du joueur le plus utile de la Nationale. Bien que sa force soit la défensive, Molina a tout de même frappé à cinq reprises pour plus de .300 de moyenne au bâton.

De plus, il a aidé son équipe à remporter quatre championnats de ligue, ajoutant au passage deux titres de la Série mondiale.

Bien qu’il soit considéré comme un receveur complet et que sa force réside dans le fait de bien diriger les lanceurs, retirer des coureurs en tentative de vol et aussi en bloquant des balles, Molina maîtrise très bien l’art de frapper.

Molina en avance

Conséquemment, sa présence à Cooperstown reposera en grande partie sur des impondérables.

Son coéquipier Matt Carpenter résume bien la situation: une fois sa carrière terminée, vous devrez regarder au-delà des statistiques et des standards et vous rendre compte de sa contribution aux succès des Cards en saison régulière et surtout lors des moments importants.

Molina et McCann pourraient bien accéder au scrutin avec des statistiques telles que 2 000 coups sûrs, dans le cas de Molina, et 300 longues balles dans le cas de McCann. Ce n’est pas rien si l’on considère des standards offensifs moyens beaucoup plus bas chez les receveurs. Pour ce qui est de Russell Martin, est un frappeur de .248 en carrière maintenant une moyenne de puissance de .397, et ni lui ni McCann n’ont jamais terminé plus haut que le 13e rang au vote du joueur le plus utile.

Au-delà des statistiques perceptibles, les receveurs sont aussi évalués en fonction de leur qualité à donner de bonnes cibles à leurs lanceurs et à influencer les décisions des officiels en fonction de la position de leur gant et de leur corps, ce que l’on appelle le framing.

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Cependant, cette façon d’évaluer le travail des receveurs risque de disparaître d’ici l’admissibilité des trois hommes en 2022. D’ici là, la statistique WAR qui démontre la contribution d’un joueur au succès de son équipe prend tout son sens et à ce jeu-là Molina, McCann et Martin performent assez bien.

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