Gary Sanchez et Adam Ottavino devraient-ils obtenir moins de responsabilités?

Un gérant passe toute la saison à bâtir la confiance, notamment avec ses meilleurs joueurs. Il fera preuve de patience tout au long de la campagne, gardant à l’esprit la vue d’ensemble.

Dans les séries éliminatoires, cependant, tout ce qui compte est le moment présent. Un jour, vous gagnez le match d’ouverture de la série de championnat à Houston. Vous clignez des yeux et vous tirez maintenant de l’arrière 2 à 1 face aux Astros.

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Joe Torre, gérant d’expérience avec ses 142 matchs de séries éliminatoires, résume bien ce qu’est le mois d’octobre au baseball.

« Vous ne vous faites pas d’amis en séries, vous essayez de gagner des matchs. Don Zimmer m’a appris qu’après la saison régulière, vous ne pouvez pas avoir de patience. »

Au bâton, DJ LeMahieu, Aaron Judge et Gleyber Torres sont 14 en 38 avec trois longues balles, huit points produits et cinq buts sur balles. Le reste de l’équipe est 10 en 71 avec deux circuits, deux points produits, et six passes gratuites.

Parmi ceux-ci, Gary Sanchez a eu tendance à perdre sa confiance et sa concentration au bâton et ses problèmes se transportent en défensive. Hier, il n’a pas réussi à bloquer un lancer de Zack Britton, donnant un point en septième manche. Il est vrai que Sanchez n’est pas le seul à en arracher offensivement. Mais ses déboires en octobre font maintenant partie de son curriculum vitae : il est maintenant 16 en 92 avec 34 retraits sur des prises en carrière.

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Newsday

Pourtant, Boone a dit qu’il ne laisserait pas sa place à Austin Romine…

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Et ne me parlez pas d’Adam Ottavino. Son insertion dans le match numéro aura peut-être coûté la série face aux Astros. À ce moment, Chad Green était en parfait contrôle, mais Boone s’est entêté à le retirer au profit du spécialiste de la glissante. Résultat : George Springer a expédié son premier tir sur la lune pour égaliser la marque. La pilule est encore prise dans ma gorge.

Dans le match d’hier, Ottavino a laissé des coureurs aux extrémités pour le pauvre Zack Britton, qui devait se débattre comme un diable dans l’eau bénite. Springer et Altuve ont été les deux seuls frappeurs qu’il a affrontés. Il a maintenant permis à neuf des seize frappeurs qu’il a vus de se rendre sur les sentiers.

« Je ne fais toujours pas le travail. C’est frustrant. », a déclaré Ottavino.

Ottavino est toutefois apparu dans les six matchs de séries jusqu’à maintenant et a une moyenne de points mérités de 11.59. Les autres lanceurs des Yankees, quant à eux, ont une moyenne de 1.88. « Tout le monde lance bien, sauf moi », a dit Ottavino.

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The NY Times

Pourtant, Boone insiste sur le fait qu’il va s’en tenir au droitier, et ne cesse de dire qu’ils ne peuvent pas arriver où ils veulent sans lui…

Nous ne sommes plus en mai ou en juin. Nous sommes en octobre. Ce n’est plus le temps de se faire des amis, ni d’user de patience.

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Sébastien Berrouard
Passionné de Baseball depuis ses neuf ans, soit depuis plus de 20 ans, il aime tout ce qui se rattache au plus grand passe-temps des américains. C'est donc avec grand plaisir qu'il analyse les faits et gestes des acteurs de la MLB.
Publications: 607