Des statistiques avancées moins populaires chez les propriétaires

Le vent commence-t-il à tourner un peu sur les statistiques avancées dans le baseball majeur ?

Il y a actuellement huit postes de gérants disponibles dans la MLB, un sommet depuis l’entre-saison de 2002 où il y en avait dix. Mais dans le cas d’au moins trois de ces changements, il y a un point commun : le propriétaire de l’équipe a passé outre son directeur général orienté vers l’analytique et a licencié le gérant et en précisant qu’il, le propriétaire, aura le dernier mot dans le choix du prochain skipper.

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Nous l’avons vu d’abord lorsque les Padres ont congédié Andy Green à la fin de la saison et peu de temps après, le président exécutif Ron Fowler a écorché toute l’organisation, la qualifiant de « pire équipe de baseball après la pause des étoiles », ajoutant que « c’était embarrassant ». Quelques jours plus tard, les Angels, en particulier le propriétaire Arte Moreno, ont congédié Brad Ausmus, le choix trié sur le volet du directeur général Billy Eppler, après seulement une saison. Dans les jours qui ont suivi, Moreno a été à la tête du processus d’entrevue pour le prochain gérant. Et puis jeudi, les Phillies, ou plus précisément le directeur-général adjoint John Middleton, ont congédié Gabe Kapler, passant outre Matt Klentak, qui ne fera pas non plus partie des démarches d’entrevue.

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Ce n’est pas un hasard si les gérants d’expérience Buck Showalter, Joe Maddon, John Farrell, Joe Girardi et Dusty Baker sont soudainement en demande pour combler ces emplois vacants.

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Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que Middleton, Moreno et Fowler ne se sont pas caché sur le fait qu’ils ont été déçus par les gérants embauchés par leurs directeurs-généraux. Qu’est-ce qui a convaincu A.J. Preller, directeur des Padres, qu’Andy Green, un entraîneur de troisième but pour les Diamondbacks, pourrait être un bon gérant dans les majeures ? Que dire de la décision d’Eppler d’embaucher Ausmus, qui deux ans plus tôt, avait été congédié par les Tigers après avoir perdu 98 matchs. Et il n’y avait presque personne, à part Klentak lui-même, qui pensait que l’embauche de Kapler, sans expérience, était une bonne idée. La constante : les trois directeurs-généraux voulaient des gérants qui feraient ce qu’ils, et leur service d’analyse, dictaient.

Alors maintenant, que va-t-il se passer ? Compte tenu de la consternation des propriétaires au sujet de l’état des choses de leurs équipes, il semblerait que les emplois de Eppler, Klentak et Preller sont tous en danger et la seule chose qui peut les sauver est un vétéran, un gérant avec de la crédibilité.

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Sébastien Berrouard
Passionné de Baseball depuis ses neuf ans, soit depuis plus de 20 ans, il aime tout ce qui se rattache au plus grand passe-temps des américains. C'est donc avec grand plaisir qu'il analyse les faits et gestes des acteurs de la MLB.
Publications: 607