Kurt Suzuki a déjà pensé tout abandonner

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À la fin de la saison 2016, Kurt Suzuki n’était qu’à quelques mois d’atteindre le plateau des 10 ans de service dans les ligues majeures. Sa femme Renee savait que ces 10 ans avaient toujours été son but. Ils s’étaient rencontrés quand elle était une joueuse de volley-ball à Cal-State Fullerton. Le parcours de Suzuki les avait menés d’Oakland à Washington en passant par le Minnesota.

Les Braves lui offraient un contrat d’un an et 1.5 million de dollars. Mais Suzuki, alors âgé de 33 ans, n’était pas certain de vouloir quitter sa famille à Redondo Beach, en Californie, et de passer à Atlanta. Sa femme et ses trois enfants, ne pouvaient pas le rejoindre. L’aîné de ses trois enfants, Malia, avait commencé l’école.

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« Est-ce que ça en vaut la peine? » C’est la question que le receveur a posée à ses agents, Matt Hannaford et Dan Lozano, au cours de la saison morte 2016-17.

« Elle a été très dure avec moi. Elle m’a dit : « Qu’est-ce que tu fais ? » » a dit Kurt à propos de son épouse.

Suzuki a rappelé Hannaford et Lozano et s’est excusé, en leur disant : «Vous m’avez trouvé ce travail, je vais le faire.

Est-ce que ça en valait la peine?

Pas besoin de chercher bien loin pour répondre à cette question. Évoluant dans sa première Série mondiale après 13 saisons et près de 1 500 matchs dans les majeures, Suzuki a frappé un circuit crucial face à Justin Verlander menant les Nationals à leur deuxième victoire dans la série finale.

New York Mets v Washington Nationals
Mitchell Layton/Getty Images

Avec ce circuit, Suzuki est devenu:

  • Le premier receveur à frapper un coup de circuit en septième manche ou plus tard d’un match de la Série mondiale depuis Steve Yeager en 1981.
  • Le joueur le plus âgé à avoir frappé une longue balle en septième manche ou plus tard d’un match de la Série mondiale depuis Tommy Henrich en 1949.
  • Le premier joueur d’une équipe de Washington à frapper un circuit donnant l’avance dans la série depuis Goose Goslin en 1933.
  • Le premier joueur d’origine hawaïenne à frapper une longue balle en Série mondiale (Merci Dany Caron pour celle-là).

Renee ne pouvait penser qu’à la façon dont son mari méritait son moment.

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Minuit approchait mercredi, et la plupart des joueurs des Nationals avaient déjà quitté le Minute Maid Park. De son côté, Suzuki était couché sur une table d’entraînement, avec un entraîneur athlétique étirant ses jambes et ses hanches. C’est une routine qu’il a utilisée même quand il était plus jeune, une façon de recalibrer son corps après une soirée d’accroupissement derrière le marbre.

Son épouse se tenait à l’extérieur du vestiaire, prenant des photos avec leurs trois enfants, Malia, Kai et Eli.

« Kai, dit-elle, est le plus passionné par le baseball. Honnêtement, il pense qu’il est comme le 26e homme de l’alignement. Il vit et respire le baseball. Ma fille aime fêter ça. Et mon petit gars, il n’a que 3 ans. Il connaît le ‘’baby shark’’, des choses comme ça. »

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reneesuzuki.com

Mercredi soir a été la récompense de Suzuki pour 13 ans d’attente.

« C’est fou. Regardez les fans. Regardez les médias sur le terrain avant le match. C’est comme un Super Bowl. » a dit Suzuki.

Pas besoin de demander si le voyage en valait la peine. Suzuki connaissait la réponse depuis le début.

 

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Source : The Athletic

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