Rays : Stuart Sternberg joue sa dernière carte

Le propriétaire des Rays et le président de la formation, Brian Auld, tenaient leur premier point de presse depuis la bombe atomique de la semaine dernière, c'est-à-dire une garde partagée entre Tampa Bay et Montréal.

On devait s'attendre à tout et c'est pas mal ce qui est arrivé...

Sans grande surprise, les deux hommes ont flatté dans le sens du poil la communauté, disant que les Rays étaient un trésor pour celle-ci et qu'ils feraient tout ce qu'il est possible de faire pour le baseball dans la région... opération charme activée.

Bref, après s'être pété les bretelles un bon 10 minutes, Stuart Sternberg s'est enfin attaqué à toutes les problématiques. Non sans y aller de belles perles.

Viable?

Dès le début, il a été question de la viabilité des franchises et il a avoué que les Rays se traînent énormément dans plusieurs catégories économiques de la MLB.

C'est un pas dans la bonne direction, mais par la suite les raisons amenées pour justifier une garde partagée ne démontraient pas beaucoup de sérieux.

D'ailleurs, il a clairement affirmé que de garder l'équipe uniquement à Tampa Bay n'était pas/plus une option considérant le manque d'appui dans la région et les fans. Est-ce qu'il est en train de dire que les Rays à Tampa Bay, ça ne marchera jamais? C'est pas mal ça.

Il a donc besoin d'une autre ville pour "appuyer" cette équipe et la rendre plus rentable si l'on comprend entre les lignes.

Des raisons peu crédibles

En fait, comme je m'y attendais, le président des Rays, Brian Auld, a utilisé l'excuse du «on veut être les premiers» faisant allusion aux différentes premières effectuées par l'organisation comme les openers, le shift et la position de premier frappeur rotative.

On s'entend, ça ne fait pas très professionnel... et certainement pas une assez bonne justification. Bref, on comprend que les Rays sont dans une situation impossible.

Par la suite Sternberg a indiqué qu'il voulait que ça fonctionne et que le concept de «villes jumelles» serait bénéfique et pour Tampa Bay et pour Montréal. Ce concept offrirait, entre autres, la possibilité d'avoir une plus grande masse salariale, ce qui serait profitable pour les Rays.

Ajoutant qu'il ne s'agit pas d'un plan pour quitter la région ou négocier, simplement une formule mathématique pour une nouvelle réalité, implorant les gens de garder l'esprit ouvert.

La logique selon lui, c'est que Tampa Bay conserve son équipe et que Montréal en ait une aussi. Il ne s'est sûrement pas fait d'amis lors de cette affirmation du côté des partisans Montréal d'ailleurs.

Parlant de Montréal, il semblait aussi, toujours selon Sternberg, que Stephen Bronfman l'aurait approche au sujet d'une relocalisation complète de l'équipe ou une vente de celle-ci, deux options que Sternberg aurait refusées.

Question de garder le plein contrôle sur l'équipe. Il est toutefois ouvert à ce que le groupe de Bronfman devienne investisseur dans l'organisation.

Ah, en passant, il y aurait des plans pour deux stades ouverts (un à Montréal et un à Tampa Bay) pour ce projet et que celui de Tampa devra faire l'objet d'une recherche quant à l'emplacement.

Si j'étais une partisane de Tampa Bay, je ne serais très souriante à après ce point de presse. J'ai plutôt l'impression que Sternberg gagne du temps. Je ne crois pas que la MLB toléra une telle farce aussi longtemps qu'il l'espère. Je ne crois pas non plus que la MLB vivra longtemps avec ce concept de villes jumelles.

Bref, Sternberg joue sa dernière carte.

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