Robinson Cano est une honte pour les Mets

Quand Brodie Van Wagenen a choisi de pousser vers le chemin de la victoire dès cette saison, il a choisi Robinson Cano et Edwin Diaz comme ancrage pour consolider sa formation.

Si on ne peut rien reprocher à Diaz, qui tient à lui seul le bullpen des Mets en vie, on ne peut pas dire la même chose de Robinson Cano. L’ancien des Mariners et des Yankees ne livre pas la marchandise depuis le début de la saison comme en font foi son WAR de -0.1, sa ligne de frappe de .250/.298/.381, ses trois longues balles, ses 13 points produits, ses 40 coups sûrs et ses 35 retraits sur trois prises en 41 matchs.

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Mais au-delà des chiffres, Cano ne montre pas l’exemple. Moins d’un an après avoir été suspendu pour dopage, il se veut un mauvais exemple pour ses jeunes coéquipiers sur le terrain puisqu’il ne se donne pas toujours la peine.

Hier, Cano a décidé de ne pas courir sur une balle à double-jeu parce qu’il croyait (en raison du tableau indicateur des Marlins) qu’il y avait deux retraits à la manche. En réalité, il n’y en avait un seul et le fait qu’il n’ait pas couru à plein régime a mis fin à la demi-manche.

Il a par la suite discuté avec son gérant et ce dernier lui a expliqué la base : même s’il y a deux retraits, tu dois donner ton 100%. Il a affirmé qu’il ne le referait plus.

Moins de 24 heures plus tard, il n’a pas quitté le rectangle des frappeurs dans le cadre d’un double-jeu. Ça ne s’invente pas.

Il croyait que la balle était passée dans la zone des fausses balles et c’est pourquoi il n’a pas quitté sa position. L’arbitre, qui a déclaré la balle en jeu, a donc vu les Marlins compléter le double-jeu le plus facile de l’année… mais a aussi vu un Cano insatisfait se retourner vers lui, à la recherche d’explications.

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Le gars a le droit de demander des explications, entendons-nous bien. Cependant, il a le devoir de le faire APRÈS le jeu, pas pendant.

Un clou de plus dans la tombe de Mickey Callaway?

Après ce deuxième geste *discutable* en deux parties, le gérant des Mets a choisi de garder son joueur dans le match et de le défendre devant les médias. Il s’est fait critiquer pour ça par certaines personnes, justement.

Mais d’un autre côté, que peut-il faire d’autre?

Je vous rappelle que le gérant des Mets, Mickey Callaway, est sur le bord de la porte présentement. Ses patrons ont d’ailleurs choisi de le garder en poste après le balayage subi aux mains des Marlins de Miami, ce qui fait en sorte qu’il dispose d’un peu plus de temps pour tenter d’arranger les choses – pour ce que ça vaut, diront certains.

Malgré tout, il n’en demeure pas moins que la situation est délicate pour le gérant. Celui-ci marche sur des œufs présentement et il ne pouvait pas se permettre de se mettre ses gars à dos en benchant l’un de ses meilleurs joueurs.

Peu importe la raison pour laquelle Robinson Cano a posé le geste qu’il a fait aujourd’hui, on peut affirmer qu’il s’agit d’un méchant coup de cochon envers son gérant et d’un manque de respect envers la game. Tout simplement.

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Charles-Alexis Brisebois
Présent depuis les débuts du site, Charles est un véritable passionné de baseball. Il souhaite que les amateurs aient le réflexe de choisir Passion MLB pour s'informer et que le baseball continue de prendre de l'importance au Québec. Vous pouvez aussi l'entendre régulièrement sur les ondes du 91.9 Sports afin de discuter de l'actualité de la MLB.
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