Dave Martinez ne croit même pas en lui…

Comme fanatique fini des Nationals de Washington, je demeure très affecté par le rendement actuel de mon groupe. Un manque flagrant d’esprit de famille est palpable jusque dans mon salon… Les performances des releveurs sont pitoyables. Ajoutons à cette donnée le manque d’étoffe de certains partants et l’absence de constance au bâton, ce qui donne une recette dégoûtante. Il y a également la mauvaise gestion des effectifs du gentil Davey Martinez, mais est-ce vraiment honnête de le pointer du doigt?

Davey, cher, Davey!

Cet homme est fort sympathique, très aimable, bien ordonné et très courtois, mais est-ce que cette multitude de qualificatifs fait de lui un bon gestionnaire? Non. Malgré de piètres performances des siens, il se présente, jour après jour, devant les médias… avec son beau sourire. Les journalistes sur le beat des Nats racontent qui lui manque la ruse d’un bon gérant. Qu’il est trop gentil. Trop respectueux. Trop de bonne humeur malgré la séquence atroce de son club.

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Regardez ce beau sourire-là. – Photo : Steve Mitchell-USA TODAY Sports

Martinez n’a jamais dit ou insinué, ou encore porté à croire qu’il était un bon gérant « in-game » ou encore qu’il avait une pensée brillante pour aider ses joueurs à développer leur talent. Pardon? Il a pratiquement insinué qu’il n’était pas l’homme de la situation pour la progression de ses joueurs? Le travail d’un bon gérant impliqué et investi est pourtant simple : il doit compléter ses devoirs, étudier ses joueurs et les mettre aux bonnes positions pour qu’ils fonctionnent à plein régime. Il doit également écouter ses entraîneurs, ses recruteurs, etc. Martinez ne semble pas tourner vers tout ça.

Davey est le type de gars qui n’aime pas se lever à 5 heures du matin pour préparer sa journée de travail. Il le fait, mais se plaint un brin en riant. Les médias sont unanimes, il aime tout le monde, il ne s’insurge pas si les gens le prénomment Dave ou Davey, il apprécie tout le monde qui gravite autour de lui, il les apprivoise facilement. Un gentil monsieur, je vous dis. Si ses joueurs lui indiquent qu’il a commis une erreur, il peut même s’excuser et peaufiner son approche la prochaine fois…

Sauf que…

Pourtant, cet individu a passé 10 ans sur le banc (comme coach de banc) à la gauche de Joe Maddon, un fin renard et un homme doté d’un QI baseball très élevé. Dès son embauche, j’étais persuadé que Mike Rizzo, le directeur général de l’équipe, venait d’embaucher un pantin. Martinez a deux receveurs de qualité, un alignement offensif menaçant, une rotation très étoffée, mais il n’a que Sean Doolittle au sein de l’enclos. Il n’a pas les éléments qui assurent lorsqu’il prend la balle de son partant.

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Le Doo pourrait-il être sacrifié en juillet prochain? – Photo : Federal Baseball

Mais, Davey, il est trop fin!

Max Scherzer semble en mener plus large que lui… avec tout respect pour les deux hommes. Parlant de Scherzer, laissez-moi vous assurer que ce fier compétiteur bouille à l’intérieur. Lui, il n’est guère satisfait de la tournure actuelle de son club, qui affiche 19 gains et 31 revers. OUCH. Les pauvres Marlins de Miami ne sont qu’à 2.5 rencontres des Rouges. J’ne peux pas croire.

Bref, j’arrête ici de composer, mais j’ai encore beaucoup de fiel interne. Merci au Washington Post pour certains détails se retrouvant à travers ce papier.

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Jeff Drouin
Son métier de blogueur et sa grande passion pour le baseball l'ont guidé vers Passion MLB, qu'il a fondé en 2016. Depuis ce temps, sa carrière chemine et vous pouvez l'entendre à travers plusieurs radios du Québec en train de jacasser de cette passion folle.
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