Dallas Keuchel remet les pendules à l’heure

Parle, parle, jase, jase. On a discuté bon nombre de fois de la situation (hallucinante et surprenante) de Dallas Keuchel et Craig Kimbrel. On a peine, en un sens, à croire qu’ils sont encore libres comme l’air un mois après le début de la saison. Deux artilleurs de qualité dont plusieurs formations auraient besoin à l’heure actuelle.

Mais, dans toutes ces discussions, nous avons eu très peu de détails sur leur vision à eux. Bon, pour Kimbrel, on sait que ça se situe un peu entre le choix que l’équipe devra donner à Boston et ses demandes salariales exorbitantes, mais Keuchel? Difficile à dire…

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Une question de principe

Pour Dallas Keuchel, sa présence sur le marché des agents libres en mai se résume à ceci : il s’agit d’une question de principe.

« Si vous me l’aviez demandé lors du premier jour du marché, je vous aurais dit qu’il n’y avait aucune chance que j’y sois toujours le 6 mai. Ce n’était pas du tout ça le plan. J’adorerais être sur un terrain et aider une équipe à gagner. »

Alors, le problème, il est où? C’est un peu ambigu, mais en gros, Keuchel est un homme de principe et il veut seulement obtenir un prix qui a du sens pour son expérience. De son propre aveu, il ne demande pas mer et monde (allô, Kimbrel).

« Suis-je à mon meilleur présentement? Non, mais suis-je «plus» et meilleur que certaines offres reçues? Absolument. Je ne suis pas avare, je veux juste avoir ma juste valeur en fonction de ce que les statistiques disent. Ce n’est pas moi qui invente ça, les administrations se fient à ça, mais là, maintenant, ils essaient de me dire que je vaux moins que ces données qu’elles ont eux-mêmes mises de l’avant. Comment ça peut être possible?»

À cette lumière, on peut en déduire ceci : les front offices qui mettent de l’avant X et Y chiffres pour démontrer la valeur d’un joueur lors de possibles échanges ou ce qu’il pourrait avoir sur le marché, utilisent ceux-ci seulement lorsque ça les avantage.

Tiens… tiens…

Le point de Dallas Keuchel se tient

Les équipes ne sont pas les seules à avoir accès à ses chiffres et à pouvoir dicter le prix d’un joueur. Maintenant, autant les joueurs que les agents y ont accès. Ils savent, plus que jamais, leur valeur et ce qu’ils sont en droit de demander.

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« Le prix que je demande ne vient pas du champ gauche. Il est là à la suite de ma carrière, de mes chiffres et de ce que j’ai fait sur le terrain. Présentement, personne ne s’en est approché. »

Et c’est vrai, Keuchel, même s’il n’est pas à la même hauteur que son année MVP rend de fiers services à une équipe (peu importe laquelle), et mérite de par son passé et son présent un certain salaire. Puis, n’allez pas croire qu’il se fait dicter quoi faire par Scott Boras. Keuchel a été ferme là-dessus, il est le seul capitaine du bateau.

Boras lui fournit les informations et les chiffres, mais c’est l’artilleur qui décide. Point barre. En fait, si ce n’était que de Boras, semble-t-il que Keuchel aurait déjà signé, mais pour lui, c’est une question de principe et le juste prix n’a pas été atteint.

Mais la meilleure comparaison de Keuchel pour faire comprendre sa situation aux partisans est celle-ci.

« Pourquoi succomber pour des équipes qui pensent que je suis avare et accepter une offre plus faible que ma valeur? C’est vraiment relatif. Si tu te tues à l’ouvrage de 9 à 5 et que tu obtiens une offre plus basse d’une autre compagnie, est-ce que tu l’accepterais? »

Poser la question, c’est y répondre….

Toutefois, ce n’est pas tout le monde qui est d’accord quant à sa valeur :

Vous, vous en pensez quoi?

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Alexandra Philibert
Alleyop360Attitude Football