Les bras du bûcheron des Brewers ne sont plus suffisants

Le passage des Brewers de Milwaukee a été pitoyable dans l’Ouest des États-Unis, où ils ont récolté trois revers successifs, en trois joutes, contre les Angels de Los Angeles. La fiche des Brasseurs est toutefois toujours positive avec une récolte de huit gains pour cinq revers. L’apport de Christian Yelich et Lorenzo Cain y est pour beaucoup. Ils rayonnent certes de tous leurs éclats, alors que certains de leurs coéquipiers tardent à se mettre en marche. Comme un moteur diesel, ça tarde à réchauffer.

Tout le monde s’attend davantage de la part de certains pions, dont Mike Moustakas, Travis Shaw, Jesus Aguilar… et même Eric Thames. Pour cette rubrique, je désire me concentrer sur un individu que j’apprécie grandement, le Lumber Thames. C’est le pseudonyme que lui a octroyé grâce à ses bras gros comme ceux d’un bûcheron (lumberjack en anglais). Donc, The Lumber, voici ta future walk-up song.

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Trêve de plaisanteries, si j’apprécie Thames autant ce n’est pas pour ses bras, mais pour son attitude professionnel, son énergie positive contagieuse et son sourire qui nous donne envie aussitôt d’en faire autant. En 2017, à la suite d’un passage de quelques années en Corée, il a réalisé un retour fracassant au sein des Majeures, surtout en début de parcours. Il a, au final, claqué 31 bombes et produit 63 points en 138 joutes. Un retour remarquable.

Lors de la campagne suivante, en 2018, il a laissé sa place comme partant au premier coussin à Jesus Aguilar, qui lui, a connu les moments de sa carrière. Aujourd’hui, 2019 est en branle et Thames demeure toujours un joueur d’utilité, pendant que monsieur Aguilar tente de renouer avec ses repères de 2018. Thames connaît également des ennuis lors de ses quelques sorties, lui qui affiche une moyenne pitoyable de .182 (il a toutefois deux bombes et six points produits). L’homme de 32 ans n’est guère satisfait de ses propres performances. Son but ultime est simple : reprendre le dessus.

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Eric-Thames
Lumber seven! – Photo : @Twitter

Thames est résilient, il est humble et très accentuer sur le « mental ». Voici d’ailleurs une déclaration qui démontre cette tonne de qualité :

J’ai vu une belle citation de Joe Rogan hier soir. C’était quelque chose comme : « Tout le monde aime l’histoire remplie de succès, mais moi ce que j’aime vraiment, c’est l’histoire de quelqu’un qui fait des erreurs, mais qui revient à son summum. »

Le joueur des Brasseurs ne souhaite pas cibler les artilleurs adverses qui se sont ajustés à lui. Selon lui, c’est le gars (donc lui) qui a atteint le fond et c’est à lui de se ressaisir. N’est-ce pas là les paroles d’un homme humble qui accorde beaucoup d’importance à son niveau mental? Craig Counsell apprécie cette approche de son vétéran et croit que tout son groupe devrait agir ainsi. Peu importe son rôle, Thames est engagé envers SON club, et ce, même s’il n’a pas été en uniforme lors des dernières éliminatoires. Il accepte son rôle et travail comme un forcené pour revenir à ses standards.

Quel homme! Quel joueur!

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Jeff Drouin
Son métier de blogueur et sa grande passion pour le baseball l'ont guidé vers Passion MLB, qu'il a fondé en 2016. Depuis ce temps, sa carrière chemine et vous pouvez l'entendre à travers plusieurs radios du Québec en train de jacasser de cette passion folle.
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