Kevin Pillar comme Barry Bonds

Kevin Pillar n’est décidément pas un joueur comme les autres. Je ne crois pas avoir déjà écrit à son sujet. C’est donc pour moi l’occasion d’expliquer toute l’admiration que j’ai pour ce type de joueurs. Hier, il a encore prouvé, face aux Padres, qu’il savait tirer son épingle du jeu.

Une double performance similaire à celle de Barry Bonds en 2002

Vous connaissiez le Kevin Pillar en guise de Superman. Le Kevin Pillar qui court très vite, celui qui vole trois buts de suite… En voilà un nouveau.

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Kevin Pillar – Photo : AP

Avant-hier, Pillar un nettoyé les sentiers en frappant un coup de circuit valant quatre points. Aucun grand chelem n’avait été frappé par un joueur des Giantss depuis le 7 avril 2017, soit deux ans et un jour. Ironie du sort, c’était également son tout premier en carrière. Il lui aura fallu attendre longtemps, le temps d’avoir 30 ans. Mais si peu en tant que Giant, puisque ce n’était que son sixième match sous ses nouvelles couleurs.

Quand on vous dit qu’il ne fait rien comme les autres…

Quatre points produits lundi et quatre encore hier. Produire deux fois quatre points durant deux matchs de suite, c’est vraiment génial! Tellement génial que ça n’arrive pas si souvent, et le dernier Giant à l’avoir fait n’est autre que la légende Barry Bonds, l’un des grands seigneurs de la longue balle. C’était en 2002, toujours en avril, mais les 2 et 3 de ce printemps du début du siècle.

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Barry Bonds, Giants San Francisco
Barry Bonds, le meilleur frappeur de l’histoire dans la MLB. Photo – Getty Images

Cette fois, cela a suffi à donner la victoire aux siens

Si le grand chelem de lundi n’a pas suffi, les Padres de San Diego l’emportant d’une courte tête 6-5, les quatre points d’hier ont assuré la victoire.

Certes aidé par un énorme Derek Holland sur le monticule (un seul point accordé en sept manches de travail et neuf lanceurs retirés sur trois prises), le double de Pillar dans la deuxième manche a donné un sacré coup de pouce aux locaux. Il a permis de faire marquer trois coureurs d’un coup. Un coup sacrifice lui a donc permis de faire rentrer un autre coéquipier et de collecter son quatrième point produit de la soirée.

Alors pour finir : évidemment le titre de ce papier est légèrement exagéré! Kevin Pillar n’est pas Barry Bonds. Il ne le sera jamais, mais son jeu possède de nombreux petits aspects qui en font un joueur unique et certainement regretté partout où il passera. La preuve, les Blue Jays se souviendront de lui, et j’ai le sentiment qu’il va laisser une petite trace parmi celles des géants de la Baie de San Francisco.

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Damien Bourlet
Un français qui joue au baseball, qui regarde du baseball, et qui le commente en toute humilité, avec les yeux d'un enfant admiratif de ce sport fantastique.
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