Retour des Expos : Valérie Plante veut bien faire les choses

Quand Denis Coderre a quitté la mairie de Montréal, tous se sont dit que le groupe de Stephan Bronfman avait perdu un allié pour le retour des Expos. Par la suite, Valérie Plante s’est amenée et s’est montré plutôt «fermée» face au retour du baseball. En fait, pas au retour du baseball en soi, mais au rôle que la ville y aurait à jouer. Le stade, etc.

Il faut comprendre aussi qu’il peut être normal pour un nouvel élu de se garder une petite gêne quant à certains sujets chauds le temps de bien s’installer. Question de ne pas se mettre les pieds dans les plats. Je ne sais pas si c’est ce qu’elle a fait, mais c’est une des hypothèses qu’on doit garder en tête.

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Aujourd’hui, Valérie Plante montre plus d’ouverture que précédemment face à ce dossier. Bien sûr, elle se montre très prudente, mais l’implication de la ville dans un tel dossier semble plus probable qu’il y a quelques mois.

Photo : Capture d’écran YouTube

Rappelons-nous, le groupe de Stephan Bronfman ne veut pas d’argent du public. Alors, la ville est à proprement « protégé » de ce côté. Toutefois, celui-ci aura besoin de l’aval de la ville de Montréal afin d’obtenir le terrain du bassin Peel et de son aide pour la réalisation de celui-ci.

Sa vision

Dans une entrevue donnée à Radio-Canada, Valérie Plante explique qu’au «final [ce sera] vraiment au gouvernement du Canada de [décider] qui ils privilégient» pour le bassin Peel et que le tout sera inévitablement une question d’argent.

Toutefois, cette dernière serait toujours en attente du plan d’affaires du groupe.

C’est ce que je leur demande pour nous aider à nous préparer et le jour où, admettons qu’on dise : « oui, c’est le bassin Peel, il y aura un stade. » Nous, déjà qu’on ait une bonne compréhension des impératifs financiers, de ce qu’il va falloir implanter, construire, etc. Toutes ces informations-là, plus on en a, mieux on peut planifier. – Valérie Plante, Radio-Canada.

Son principal questionnement est celui-ci : il est important de bien réfléchir afin que ce projet de stade soit viable et bien ancré dans son milieu. Elle n’a pas envie de construire un stade pour en construire un et qui devient par la suite un paquet de problèmes.

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J’imagine mal un stade qui atterrit comme une soucoupe volante dans un champ de patates. [Il] doit être bien ancré dans son milieu, parce que c’est un lieu de choix [le bassin Peel], à côté du centre-ville, près de l’eau. Alors moi, j’essaie de le penser comme étant un milieu de vie.

Il est clair que Valérie Plante a certaines questions et qu’elle désire protéger sa ville. Elle ne veut pas d’un autre projet qui tombe en ruine ou qui n’est construit que pour être construit sans avoir pensé au reste. Ça se comprend.

Bassin Peel
Photo : 98,5 fm

L’idée, c’est d’avoir un stade qui s’imbrique parfaitement dans son quartier et qui amène plus qu’une équipe de baseball à la ville. Oui un stade, oui du baseball, mais aussi un projet qui aura un impact positif dans son lieu d’implantation.

Moi je suis une partenaire, je suis là pour aider à ce que ce projet-là se réalise parce qu’on en veut du baseball à Montréal.

Donc, Valérie Plante démontre plus d’ouverture qu’auparavant face à ce projet. Elle voit cette possibilité d’un nouveau stade d’un bon oeil, mais se garde des réserves face à lui. Clairement, elle ne veut pas trop s’avancer, et à la limite, ça se comprend.

La politique est un jeu d’échecs et elle place ses pions. Cette ouverture est une bonne nouvelle en soi.

Source : Radio-Canada

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Alexandra Philibert
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