François Lambert

François Lambert : l’homme qui aime le baseball

François Lambert, je l’aime! Par son charisme naturel et ses dogmes, il est un personnage fort polarisant dans l’univers médiatique québécois.

En lien avec un de mes articles, publié fin 2018, sur son opinion quant à un éventuel retour des Expos, je sentais qu’il aimait ça le baseball. Je l’ai contacté afin d’en savoir plus et lui demander s’il était intéressé à me jaser de balle et de son lien par rapport à ce sport de manière générale. Sans hésitation, il a accepté.

Pour l’histoire, M. Lambert a été extrêmement généreux dans ses propos, le dialogue fut un réel plaisir.

Bootmis
Boostmi projet personnel qui le tient fortement occupé au quotidien. Photo : Facebook

Un amoureux fou du baseball

L’entretien commence et je le sens dans sa voix, c’est l’adolescent et le jeune adulte fervent de baseball qui me parle. C’était son sport, avant le hockey et tout le reste, et même malgré son TDAH. Il me raconte avec légèreté que son premier souvenir de baseball est relié à une fille. Il se remémore qu’à une sortie baseball entre amis, il y avait cette fille qu’il aimait bien et qu’il cruisait et que finalement, c’est son cousin qui a réussi à l’embrasser.

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François Lambert allait au Stade et était impressionné de voir les partisans prendre des notes sur les stats. Il se disait que lui aussi se devait d’en prendre. Comme tout jeune, il adorait jouer au baseball dans la rue avec son frère et son cousin. Ce sont même, de très beaux souvenirs!

On a discuté un brin ou deux sur Otis Nixon. Puis, sur Pascual Pérez, Pedro Martinez, El Presidente et sa partie parfaite, Wallach, Dawson, mais, c’est tangible, Lambert a un lien spécial avec Andrés Galarraga. Ce dernier, encore aujourd’hui, demeure son joueur préféré, et ce, plus particulièrement grâce à ses prouesses et son agilité au premier coussin. Début trentaine, au sein de la ligue Sénior dans laquelle il jouait, l’ancien dragon était joueur de premier but, inspiré des exploits du « gros chat ».

Francois Lambert livres
François Lambert est auteur de trois livres, Qu’est-ce que j’en pense étant sa plus récente publication. Photo : facebook

Un homme qui n’aime pas se faire niaiser

Chez lui, une blessure est survenue avec les Brochu, Loria et Samson qui ont menti aux Québécois. Mon interlocuteur me mentionne avec intégrité qu’il aime beaucoup le Stade olympique et demeure convaincu qu’une des raisons principales du départ des Expos est survenue lorsque les hautes sphères de l’équipe ont commencé à dire qu’il fallait absolument que l’équipe déménage dans un stade au centre-ville, parce que le Big O, pour des raisons X, ne fonctionnait plus. Le Stade olympique est ainsi devenu mal-aimé du peuple. Les dirigeants ont parié et ont perdu.

Pourtant, cet homme d’affaire me rappelle qu’un amphithéâtre de baseball, on en a déjà un. Que le Stade olympique n’est seulement qu’à neuf stations de métro du centre-ville et est un attrait touristique phare de la ville de Montréal, au même titre que le Mont-Royal, et énormément visité des touristes. Qu’avec un investissement beaucoup moindre que celui d’un nouveau terrain de jeu, on pourrait investir sur un toit rétractable, essentiel au baseball et à la réalité montréalaise, peaufiner les estrades et moderniser un tant soit peu l’enceinte rue Pierre-de-Coubertin. Mais bon…

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En somme, il en faudrait beaucoup pour qu’il aime les Expos de nouveau. La coupure avec le baseball aura été nette. C’est lorsque l’on aime le plus que l’on est le plus blessé, j’ose penser.