fbpx

Pour Russell Martin, ce n’était pas suffisant d’être « juste assez bon »

Comme vous le savez sans doute, Russell Martin a été échangé des Blue Jays aux Dodgers hier après-midi. Il s'agissait de la toute première fois de sa carrière que le receveur était échangé.

Pour les Dodgers, son ajout en est un de profondeur et de leadership. Évidemment, Russell n'est plus le joueur qu'il a déjà été lors de ses premières années, mais les Dodgers ont tout de même tenu à ajouter ce morceau à leur effectif.

Il ne doit pas être aussi fini que certains veulent bien le croire si une équipe de tête comme les Dodgers met la main sur ses services, non?

Avec la majorité de son salaire qui sera gobé par les Blue Jays, c'est comme si les Dodgers avaient rapatrié le vétéran sur les termes d'un très raisonnable contrat de 3.6 millions de dollars. Tout ce que Russell apportait aux Jays, il pourra l'apporter aux Dodgers : leadership, excellence défensive, expérience en octobre et j'en passe. Il saura aussi épauler Austin Barnes, guider les lanceurs de sa nouvelle formation et il aura la chance de mettre la main sur une Série mondiale.

Gros trou chez les Jays

Du côté de la Ville-Reine, son départ officialise pour de bon la nouvelle direction que l'équipe est en train de prendre puisqu'il est la dernière vedette des grosses années des Jays à quitter le navire. Son arrivée, qui avait aidé les partisans du Québec à se rallier à la cause des Blue Jays et à remplir le Stade olympique en mars, avait été un grand coup pour la ville de Toronto et pour la cause du baseball au Canada.

Son arrivée il y a quatre ans avait crédibilisé l'organisation et avait permis aux Jays de mettre fin à une vilaine séquence de 22 ans sans apparition en séries d'octobre. Il a amené une nouvelle énergie dans le dugout des siens puisqu'il a appris à ses coéquipiers comment se comporter et il leur a aussi appris la valeur de la victoire. Martin venait de faire les séries lors de sept de ses neuf saisons dans les Majeures et il avait encore soif de victoire.

Il voulait gagner, cela fait partie de lui. À ses yeux, il n'était pas suffisant d'être juste assez bon. - Pete Walker (ancien entraîneur au premier but des Jays) sur Martin.

Que ce soit Alex Anthopoulos, John Gibbons ou n'importe quel membre de l'organisation, tout le monde garde de Martin le souvenir d'un homme qui ne s'économisait pas pour ses coéquipiers et qui a aidé les Jays à instaurer une culture d'entreprise au sein des joueurs. Il prenait toujours le temps pour ses lanceurs et c'est une des raisons pour lesquelles il était apprécié.

C'est aussi ça, l'héritage de Russell Martin à Toronto.

On ne laisse pas un joueur gérer un match sans qu'il ait un ascendant positif sur ses coéquipiers. Photo : The Hamilton Spectator

L'arrivée du jeune Danny Jansen, qui a très bien fait lors de son passage en fin de saison à Toronto, rendait la présence de Russell moins nécessaire compte tenu du virage jeunesse. La présence de Martin lui aura toutefois donné des outils qu'il pourra utiliser toute sa carrière et son départ permettra de faire de la place aux jeunes, mais aussi de les laisser faire des erreurs sans que les partisans ne réclament le vétéran derrière le marbre.

Si Jansen a bien fait ses devoirs en apprenant de Martin, les Jays seront en voiture pour plusieurs années.

Deux espoirs en renfort

Dans tout ça, les Jays ont aussi réussi à mettre la main sur deux espoirs. Le joueur d'avant-champ Ronny Brito et le lanceur droitier Andrew Spoko sont des nouveaux membres des Blue Jays.

Le jeune Brito, âgé de 19 ans seulement, semble très prometteur. Il est encore loin des Majeures, mais il frappe fort. Celui qui a été classé au 26e rang des meilleurs espoirs des Blue Jays est reconnu pour être fiable défensivement et pour frapper avec beaucoup de puissance.

Quant à Spoko, un lanceur qui a une bonne rapide et un certain contrôle sur ses tirs, il devrait avoir sa chance dans la rotation des Bisons dans le AAA s'il lance bien en 2019.

Source : Sportsnet

Partagez

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur reddit
Partager sur email
Précédent

Adam Ottavino : l’un des derniers gros agents libres

Youppi! passe la quarantaine

Suivant