Roy Halladay : Un premier anniversaire très émotif

Un an déjà…

Le Doc se situe parmi les top-3 de mes joueurs favoris « ever », et aujourd’hui, je lui lève ma IPA bien haut puisqu’il est décédé tragiquement il y a exactement un an. Son héritage est plus fort et plus vivant que jamais, donc jamais son mirage ne s’évaporera. Il est là, tout près, à observer les gens qu’il a aimés pendant son séjour ici, où il a écrit tout un récit. « Je me souviens » n’a jamais pris autant tout son sens à mes yeux. Pas question du petit Québec, mais de l’empreinte qu’a laissée Roy Halladay.

Un salut qui restera gravé à jamais. Photo: Reuters

Lorsque j’ai composé le texte de son décès, des larmes caressaient mes joues de façon abondante… Un an après, ce type de larmes est de retour pour me cajoler et me rappeler que cet artilleur m’a fait hurler de joie pendant les étés 2002, 2003 et 2008, entre autres. Une arme destructrice dès qu’il escaladait le monticule. Un individu d’exception hors des parcs. Un père et un mari aimant. Enfin bref, cet homme était doté de plusieurs grandes qualités dignes d’un être d’exception.

Ma façon de lui faire un clin d’oeil a été très simple, c’est lui qui se retrouve sur la photo de « couverture » via mon profil Facebook. La prochaine étape sera d’emmener dormir le Doc sur mon avant-bras gauche, tout près de Game Over, qui est déjà peint sur celui-ci. C’est l’hommage que je veux lui rendre. Sans le savoir, il a été, en quelque sorte, l’un de mes remèdes pour vaincre mon anxiété. Lorsque je contemplais ses prouesses sur la butte, il calmait les tisons d’anxiété qui se promenaient à l’intérieur de moi. Le visionner me rendait serein, comme c’est le cas avec Max Scherzer aujourd’hui.

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Son numéro 32, qu’il arborait fièrement lors de ses 12 campagnes avec les Jays, restera à jamais gravé sur mon coeur, et sa « sinker » dévastatrice est bien imprimée dans mon encéphale. J’suis peut-être un hurluberlu à vos yeux, dites plutôt un gars émotif qui s’attache sentimentalement à ses joueurs favoris. Le Doc restera l’artiste qui a peint les plus beaux portraits sur un marbre des Majeures.

Pour vous, c’est peut-être un texte qui ne veut rien dire, mais pour moi, il dit tout. Comme un livre ouvert, je me livre à vous, et j’espère que le Doc est en mesure de le voir d’où il est… Bref, il sera admissible pour Cooperstown en 2019 et sa conjointe Brandy devrait faire un discours pour son défunt mari lors du dernier dimanche de juillet.

Doc, je t’aime!

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