Le bilan 2018 des Reds

Trente jours, trente équipes, trente bilans de la saison 2018, du plus mauvais au tout meilleur. Pendant tout le mois de novembre, je vous propose de faire le bilan de chacune des trente équipes.

Pour retrouver les articles concernant les équipes précédemment évoquées :

Aujourd’hui, je vous propose de nous rendre dans l’Ohio, pour en savoir plus sur la saison des Reds de Cincinnati!

Le résumé de la saison

Bilan 2018 : 67 – 95

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Pour une troisième année de suite, les Reds terminent avec un bilan quasiment identique. La progression est donc invisible du point de vue comptable et c’est pourtant bien ce qui intéresse les fans. Car les séries, ils ne les ont pas vues depuis 2013. Joey Votto est toujours aussi dominant, mais en dehors de ça, beaucoup de choses ont changé et l’excitation des années 2010 à 2013 est bien loin.

Joey Votto – Photo : Kareem Elgazzar

En parlant de changement, un nouveau gérant a été nommé en la personne de David Bell. Il avait déjà officié dans le système des Reds quelques années auparavant. Un intérimaire ayant fait le boulot toute la saison, il était temps de se fixer. Car cette campagne a mal démarré au point qu’à ce poste, Bryan Price n’a pas survécu au-delà du mois d’avril.

Pourtant, l’attaque présente des chiffres plutôt intéressants et même étonnants : 10e moyenne au bâton, neuvième moyenne de présence sur les buts. Les atouts? Scooter Gennett (.310 de moyenne, 23 circuits), Eugenio Suarez (.283 et 32 longues balles, meilleur total de l’équipe) et José Peraza (.288 et 182 coups sûrs, 10e total des Majeures soit autant que Charlie Blackmon et Francisco Lindor). Ils sont jeunes et frappent énormément, sans qu’on ne parle d’eux si souvent. Joey Votto est même dépassé dans bien des catégories, mais il demeure celui qui se rend le plus sur les buts : .417 en OBP, troisième de la MLB derrière Mike Trout et Mookie Betts.

Quelle stratégie et quelles ambitions pour 2019?

L’attaque des Reds est donc clairement bien au-dessus du niveau de performance global de l’équipe et les armes offensives sont affûtées pour décoller au classement.

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Le monticule demeure cependant le point faible de l’équipe. Aucun lanceur partant n’a une moyenne de points mérités inférieure à 4.00. La relève, quand elle est composée de Jared Hugues, David Hernandez et le stoppeur Raisel Iglesias, est toutefois loin d’être à la ramasse. Il faudra donc absolument améliorer la rotation. Pour cela, certains lanceurs seront mis à contribution davantage l’an prochain et pourraient créer quelques surprises : Michael Lorenzen et Tyler Mahle ont un gros coup à jouer pour accompagner un Luis Castillo bien esseulé.

Tyler Mahle (photo : MLB.com).

La plus ancienne franchise de baseball américain a connu ses plus beaux moments dans les années 70. Il est temps de dépoussiérer tout ça et de vibrer ailleurs qu’à Cleveland dans l’Ohio.

Ma prédiction pour 2019 : une belle progression (75 victoires et 87 défaites).