Séquence rétro : 1918-2018, l’occasion rêvée de célébrer un centenaire

L’année 1918 a été marquée par de nombreux évènements qui ont influencé l’histoire. Au mois de novembre, la Première Guerre Mondiale prenait fin. C’est aussi en 1918 que l’épidémie de grippe espagnole a infecté plus de 500 millions de personnes dans le monde et fait plus de 50 millions de morts.

Sur une note un peu plus légère, en 1918, les Red Sox de Boston ont remporté la Série mondiale contre les Cubs de Chicago en six matchs.

1918… 2018… vous voyez où je veux en venir. Ça serait le bon moment pour les Red Sox pour célébrer ce centenaire avec un autre titre!

L’année des premières

Cette année-là, les Red Sox ont terminé la saison avec une fiche de 76 victoires contre 50 défaites. La saison 1918 avait été amputée de quelques matchs en raison de l’ordre « Travailler ou combattre » imposé pendant la guerre. Cette Série mondiale est encore la seule finale à s’être jouée entièrement au mois de septembre ainsi que l’une des trois classique d’automne où aucun coup de circuit n’a été frappé, et ce, de la part des deux équipes.

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Également, et pour en finir avec les premières, c’est au cours de cette même finale que s’est joué pour la première fois l’hymne nationale des États-Unis sur un terrain de baseball.

L’hymne national américain joué pour la première fois sur un terrain de baseball en 1918. Photo – Getty Images

Babe Ruth le joyau

Le joueur le plus populaire des Red Sox de cette époque était bien évidement Babe Ruth. L’alignement comportait aussi un autre membre du Temple de la Renommée, Harry Hooper. Hooper, 30 ans cette année-là, était le joueur au champ droit et avait terminé la saison avec .298 de moyenne et .796 d’OPS. Ruth, lui, a mené la ligue avec ses .555 de moyenne de puissance et ses .966 d’OPS.

Ruth n’avait que 23 ans et en plus de briller au bâton, il excellait sur la butte. Il a terminé la saison avec une fiche de 13-7, 2.22 de MPM et 1.046 de WHIP. Personne d’autre n’était aussi précieux pour une équipe que lui.

Parmi les autres lanceurs de qualité de l’équipe, citons Carl Mays, qui a disputé 35 matchs avec une MPM de 2.21 et 1.06 de WHIP. Sam Jones, 2.25 de MPM en 25 départs et « Bullet » Joe Bush qui en 36 matchs, a compilé une MPM de 2.11 et 1.22 de WHIP.

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En tant qu’équipe, les Red Sox affichaient un MPM collective de 2.31, ce qui est exceptionnel. Mais le niveau des formations était beaucoup plus faible à cette période. À chaque période son baseball et ses records.

La Série mondiale de 1918 a opposé les Red Sox aux Cubs. Photo – Getty Images

Les Cubs dans le stade des White Sox

Les trois premiers matchs de la série ont été disputés au Comiskey Park de Chicago. Ironiquement, ce stade a été le domicile des White Sox pendant 80 années (1910-1990). La raison de ce choix est simple, le stade était bien plus grand que le Weeghman Park (ex-Wrigley Field) et pouvait accueillir bien plus de monde grâce à son étage supérieur.

Les Red Sox ont pris deux matchs sur trois et la série s’est poursuivit à Boston où il en fut de même. Les Red Sox se sont imposé dans les deux autres matchs et ont remporté la Série mondiale. Babe Ruth a remporté deux victoires et affiché 1.06 de MPM. C’était la dernière finale remportée par les Red Sox jusqu’en 2004, année où la malédiction a enfin été levée.

Les Cubs eux, ont mis 98 ans avant de remporter la leur à la suite de cette défaite.

Si l’histoire se répète, cela pourrait être la dernière année où l’on voit les Red Sox s’imposer en finale avant une nouvelle période de disette de 86 ans.

Bien sûr, ne leur souhaitons pas cela.

Les Red Sox de 1918, champions de la Série mondiale. Photo – Getty Images