Ma casquette des Royals de Kansas City

Série mondiale 2015

Les aléas de la vie font bien les choses. C’est ma semaine de relâche universitaire et comme j’étudie à l’Université du Québec à Rimouski, je reviens à Montréal pour quelques jours. Je peux alors regarder les matchs en toute quiétude, sans penser aux examens et aux travaux.

Mes Royals jouent contre les Mets. Je n’ai jamais été partisan des Royals avant leur épopée historique des séries 2014, alors que cette équipe, sortie de nulle part, balaie les honneurs de chacune de ses séries et se présente avec une fiche remarquable de 8-0 en Série mondiale.

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Comment ne pas s’attacher à cette équipe qui n’avait pas participé aux séries éliminatoires depuis 1985? Les Québécois aiment ça, les contes de fées, les équipes cendrillons. Quelle Série mondiale ce fut! La série est 3-2 pour les Giants, les Royals nivellent le tout. Match numéro 7, on connaît la (triste) suite. Madison Bumgarner a connu, sans exagération, les meilleures séries de toute l’histoire du baseball pour un partant. Il méritait sans gêne son titre de MVP. San Francisco avait des lanceurs exceptionnels en Jake Peavy, Tim Hudson, enfin!

2015

J’ai suivi la saison au complet des Royals cette année-là. On sentait que c’était leur année ! Ils entamaient quelque chose qu’ils n’avaient pas pu finir. Puis, les séries. Bat flip, ça vous dit quelque chose? J’étais tellement déchiré en finale de l’Américaine qui opposait les Jays aux Royals. Je me sentais comme les parents Harbaugh lors du Super Bowl XLVII, alors que leurs deux fils étaient entraîneur-chef pour chacune des équipes respectives.

Finale contre les Mets, KC l’emporte facilement. Ils sont champions, et cela, personne ne peut leur enlever. Un proverbe Africain mentionne : « Seul on avance plus vite, ensemble on avance plus loin». Je trouve ça beau, moi, des êtres humains qui s’unissent pour un but commun, pour accomplir, collectivement, quelque chose de plus grand qu’eux. Le lendemain, j’achetais ma casquette et je l’ai porté avec fierté!

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Jon Jay
Photo : Cutfour

Le baseball et moi

J’aime tellement le baseball. Une Série mondiale n’est jamais banale. L’édition des Red Sox de 2004 qui, combiné avec le départ des Expos cette année-là, a fait en sorte que bien des partisans comme moi se sont attachés à cette équipe en 2016. On pense aussi aux Cubs qui mettent fin à la plus grande disette du sport professionnel. Ou encore les deux Séries mondiales perdues par les Rangers, plus particulièrement celle de 2011 alors qu’ils étaient à une prise d’être champions.

Je m’appelle Maxime Trudeau et je suis choyé de faire votre connaissance avec ce premier article. Je ne suis pas un gars de stats ou encore de fait divers. Je suis un gars d’émotions et de passions. C’est toujours avec cet angle que je conçois mes textes. Mon objectif est simple. Je veux que vous ressentiez ma passion du baseball. Je partagerai avec vous mes visites dans les stades, mes joies et mes tristesses reliés à ce sport. J’offrirai tribunes à des gens pour connaître les raisons pour lesquelles ils aiment autant que moi ce sport. Je veux savoir comment a débuté votre allégeance pour telle ou telle équipe. Je veux écrire sur votre première expérience dans un stade. Je veux savoir qui vous a initié à la balle.

À titre d’exemple, pour ma part, je sais que les plus beaux souvenirs que j’ai avec mon père sont ceux de quand il m’amenait avec lui au stade étant enfant. Nous avions des billets deuxième rangée derrière le banc de l’équipe adverse. On est là les deux, on ne jase pas trop, on regarde partout et nulle part à la fois, mais on est tellement relié un à l’autre qu’on ne se verrait pas être nulle part ailleurs que dans le moment présent.

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C’est tout cela que je veux mettre en lumière. Ce qui fait en sorte que l’on conduise six heures aller-retour en une journée pour se rendre à Toronto voir les Blue Jays ou encore qu’on aille religieusement une fois par année à New York voir les Yankees. Tenter de comprendre pourquoi, chaque fois que nous devons aller dans une ville américaine, on fait tout pour concorder notre périple avec une série à domicile de l’équipe de la ville.

Donc voilà, je l’ai porté ma casquette des Royales de Kansas City! Je l’ai tellement aimé et je l’aime encore. C’est elle que je porte chaque année lorsque je vais voir les Blue Jays au Stade olympique. En plus d’aller à merveille avec le bleu de mes yeux, elle me rend fière, elle est porteuse d’espoir pour ceux envers qui n’en ont plus. D’accord, les Royals post Série mondiale sont redevenu les Royals de ma jeunesse, mais bon, merci au Royals 2015 de m’avoir fait vivre ces émotions.

Photo : Maxime Trudeau