Mes excuses à Gabe Kapler

Zac Eflin (7-2) et les Phillies ont remporté un 46e match hier face aux Orioles. Oui, vous avez bien lu, une QUARANTE-SIXIÈME victoire. Je n’en reviens toujours pas. À pareille date l’an passé, les Phillies montraient un dossier peu reluisant de 28-54. Ce n’est pas peu dire! L’équipe semble se diriger dans une direction totalement opposée et je ne vous ferai pas de cachettes : j’en suis plus qu’heureux.

Un début en deçà des attentes

Au début de la saison, j’ai vécu plusieurs petits moments à la fois cocasses et malaisants. Gabe Kapler multipliait les décisions so-so et faisait un véritable fou de lui. Rappelez-vous l’épisode contre les Braves où il a appelé son releveur pour venir dans la rencontre alors que celui-ci était… toujours bien assis et ne s’exerçait même pas! On peut également parler de ses nombreuses « mauvaises gestions » de son enclos de releveurs qui ont coûté quelques parties ou la sortie prématurée d’Aaron Nola en amorce de la saison. On peut aussi parler de son entêtement à utiliser un certain Hector Neris qui, avouons-le, ne risque pas de revêtir l’uniforme des Phillies de sitôt.

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Mes excuses à Gabe Kapler
Photo: Steven M. Falk

Mais Kapler, au final, c’est ça! C’est un gars (je crois!) très entêté qui croit beaucoup en ses moyens. Il n’a jamais décroché de sa volonté à faire frapper Rhys Hoskins au deuxième rang même si celui-ci éprouvait bon nombre de difficultés au bâton avant sa blessure à la mâchoire. Depuis son retour, Hoskins – et son casque de Magneto – semble avoir repris son erre d’aller (.294/.380/.647, huit circuits et 25 points produits) et Kapler a soudainement l’air de génie d’avoir laissé Hoskins au deuxième rang dans l’ordre des frappeurs.

Les départs des partants sont également plus longs. Il fait (enfin!) confiance à ses artilleurs qui, par les temps qui courent, multiplient les sorties de six ou sept manches. Cela semble porter fruit puisque suite à cela, l’enclos semble plus efficace. La confiance que Kapler exerce sur un certain Seranthony Dominguez semble également porter fruit. À juste titre, le Dominicain semble avoir raflé le poste de closer à Hector Neris. Encore là, il n’y a pas si longtemps, les Phillies ne semblaient pas avoir de véritable closer, Kapler était « allergique » à ce poste. C’est aussi ça, Kapler. Il a pilé sur son orgueil et a fait du mieux qu’il pouvait pour l’équipe et il a laissé certaines de ses pratiques tomber, et ce, pour le mieux.

Deuxième rang et… wild card!

Avec tout cela, les Phillies sont en voie de réaliser une saison de 90 victoires. Au début de la saison, on donnait l’Est de la Nationale aux Nationals sans même y penser. Les Phillies sont au deuxième rang de la division, à deux matchs et demi de la tête et des Braves. Si les séries s’amorçaient aujourd’hui, les Phillies joueraient un match de wild card face aux Cubs.

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Le mois de juin s’avérait le plus difficile pour l’équipe de la Pennsylvanie avec des adversaires redoutables : Brewers (2 fois), Yankees, et Nationals (2 fois). Malgré cela, les Phillies ont montré une fiche de 13-14 en 27 rencontres. Pas si mal! Le mois de juin était un véritable test pour la jeune équipe des Phillies dirigée par un jeune skip.

Néanmoins, ils ont passé le test haut la main, à mon humble avis. Bon nombre de personnes voulaient le renvoi de Kapler après à peine 10 matchs et pourtant regardez ce qu’il a fait avec l’équipe. Je vous rappelle que Kapler a 46 victoires actuellement, et tout ça, avec une équipe qui n’a pas un seul frappeur (régulier) qui frappe pour .300 (Herrera a la meilleure moyenne à .280).

Alors avec tout cela, je me dois de me ranger derrière Kap. Il a su apprendre de ses erreurs et devenir un meilleur gérant pour son équipe de kids.

Je m’excuse, Gabe Kapler.

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Dany Caron
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