Des moments de bonheur, c’est possible à Miami

Starlin Castro – Fidèle comme j’aime le surnommer, car il est toujours égal à lui-même – c’est un joueur que j’ai toujours apprécié. Lorsqu’il a quitté le Bronx, dans la transaction qui faisait atterrir Yankcarlo Stanton chez les Yankees, mon coeur était heureux, mais triste à la fois.

Je ne vous cacherai pas que de voir arriver le jeune Gleyber Torres au deuxième coussin a énormément aidé à mon « deuil ». Vous êtes au courant, Torres, je l’estime depuis longtemps.

Des moments de bonheur, c’est possible (aussi) à Miami

Photo : Twitter @Marlins

Castro a été le premier ébranlé lorsqu’il a appris qu’il allait poursuivre sa carrière dans une formation qui était en pleine déconstruction l’hiver dernier. Son premier réflexe avait même été d’y aller d’une déclaration, affirmant qu’il voulait être transigé à une autre équipe, avant même que les camps printaniers ne s’amorcent.

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Peut-on vraiment lui en vouloir? Aucunement, on ne peut que comprendre…

Malgré tout, le capitaine Jeter a un plan, une vision, et un vétéran de la qualité de Castro est un atout majeur pour sa formation. Fidèle à lui-même, Castro a tout de même continué à jouer du baseball inspiré depuis le début de la campagne et ses statistiques sont proches de celles de la dernière saison qu’il a passée dans l’uniforme à rayures (à pareille date). Elles sont même légèrement au-dessus de ses standards en carrière. Comme quoi il est possible de performer, même dans une équipe en reconstruction.

Hier soir, nous avons été témoins d’un moment qui nous prouve qu’il est aussi possible d’être heureux à Miami, alors que Castro a frappé un simple victorieux dans la victoire de 5-4 des Marlins, en 12e manche, sur les Brewers. Un des moments qui bâtit le futur des nouveaux Marlins, ceux qui auront une philosophie gagnante, à l’image de Derek Jeter.

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Et vous savez quoi, mine de rien, dans leurs quatre derniers duels, les Marlins ont battu les Nationals de Washington (10-2), une équipe nettement supérieure, et à deux reprises, les Brewers de Milwaukee, eux qui trônent au sommet de la Centrale dans la Nationale.

En début de saison, les Marlins étaient la risée. Tous croyaient qu’ils allaient être l’équipe la plus médiocre du baseball, mais vous savez quoi? Ce qui est en train de se construire à Miami, c’est beau, et ce moment impliquant Starlin Castro n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Très honnêtement, si j’avais à décerner le prix de la médiocrité dans le baseball présentement, le trophée n’irait certainement pas aux Marlins, mais plutôt aux Mets de New York!