Où vont les Mets?

« Pourquoi les Mets sont si mauvais? C’est pas comme s’ils n’avaient pas de bons joueurs? » – Célèbre citation de n’importe quel fan des Mets.

On pourrait répondre à cette question simplement par : «parce que ce sont les Mets!». Je peux le dire en connaissance de cause, c’est pas facile d’être un fan des Mets. Des années 90 jusqu’en 2008, les Mets font comme les Yankees. Ils sortent leur gros chéquier, mais, contrairement à leurs voisins du Bronx, ils ne pensent pas à former un noyau de joueurs repêchés. Résultat : les équipes que les Mets présentent sur le terrain sont souvent un ramassis de vieux vétérans qui finissent par passer le deux tiers de leur contrat sur la liste des blessés.

Vint le changement

Autour des années 2008, ça change. Pourquoi? La crise financière et l’affaire Madoff. C’est quoi le rapport? Les propriétaires des Mets, la famille Wilpon, perdent beaucoup d’argent à la suite de mauvais investissements (c’est-à-dire de l’argent dilapidé par Madoff). Bref, les Wilpon ne sont pas meilleurs pour investir dans des joueurs que dans autre chose!

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Par conséquent, le budget des Mets est réduit, très réduit. L’équipe doit donc se tourner vers le repêchage. On oublie les gros noms, on laisse les vétérans écouler leur mauvais contrat. En attendant, les Mets repêchent des lanceurs… des lanceurs… des lanceurs.

Où vont les Mets?
Photo : Frank Franklin II. Associated Press

2014 : la lumière au bout du tunnel

En 2014, les Mets terminent à 17 matchs de la tête. Rien d’excitant. Sauf que leurs lanceurs commencent à arriver dans les Majeures. Le prospect acquis des Giants Zach Wheeler connaît une bonne saison. Un autre lanceur, Jacob deGrom, remporte même le titre de recrue de l’année. Enfin, en 2015, ça va être cool de prendre pour les Mets. Surtout avec le retour de Matt Harvey qui a subi une opération Tommy John.

Où vont les Mets?
Photo : Getty Images

2015 : la surprise

Malgré la perte de Wheeler (Tommy John), la rotation laisse entrevoir l’espoir d’une bonne saison. En fait, la saison est tellement bonne qu’on doit changer les plans. Les Mets, en pleine lutte pour le premier rang dans l’Est de la Nationale, sacrifient un de leur prospect au monticule (Michael Fulmer) pour obtenir Yoenis Cespedes. Grâce à Cespedes et aussi à leurs lanceurs : Harvey, DeGrom et le petit nouveau Noah Syndergaard, la formation bat les Nationals. La saison des Mets est tellement extraordinaire qu’ils se rendent même jusqu’à la Série mondiale!

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2016 : le début de la dynastie… ou pas

Ça y est, les Mets sont enfin lancés et ils régneront sur l’Est de la Nationale pour au moins dix ans comme les Braves l’avaient fait avec leurs lanceurs! Eh bien non. Malgré les performances des Syndergaard, DeGrom et Matz, ils terminent deuxième. En plus, Matt Harvey connaît une très mauvaise saison et sa relation avec l’équipe se détériore. Vivement 2017!

2017 : la dure réalité

Sur papier, miser sur une équipe formée de super lanceurs de puissance est une bonne idée, mais dans la réalité, c’est autre chose. Jamais la rotation des Mets n’est complète. Bref, pour deux lanceurs qui vont bien, deux autres sont sur la liste des blessés. Comble de malheur, les joueurs de position des Mets aussi prennent goût à l’infirmerie. La saison 2017 sera à oublier, même le gérant quitte le bateau.

2018

La saison 2018 s’annonce palpitante. Enfin, tous les éléments semblent en place pour que les Mets reviennent au top comme en 2015. Ils débutent la saison avec une fiche de 17-9… pour ensuite redevenir les décevants Mets et se mettre à jouer pour moins de .500.

Ouaip, pas facile d’aimer les Mets.      

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Simon Leblond
Publications: 16