Jacob deGrom est coincé entre deux séquences : la sienne et celle de son équipe

Les Mets sont mauvais. Chaque jour qui avance, chaque partie qui se termine, chaque frappeur qui se présente à la plaque renforcent cette assertion. Après avoir ravi 11 victoires lors des 12 premières rencontres de la saison, les New-Yorkais ne cessent de s’enfoncer dans le classement. Depuis leur début trompeur, ils détiennent une fiche de 17-35, qui est en fait flatteuse par rapport à leur jeu sur le terrain.

Jacob deGrom est bon. Chaque séquence de cinq jours qui avance, chaque fois où il marche sur la butte, chaque lancer qu’il effectue renforce cette assertion. On le voyait autrefois comme l’un des bons membres d’une excellente rotation, mais avec les blessures à Noah Syndergaard, le potentiel qui tarde à se concrétiser pour Steven Matz et la déchéance de Matt Harvey, deGrom est maintenant la pièce maîtresse de ce groupe.

Cependant, l’excellent artilleur joue pour les Mets et sa brillance individuelle n’arrive pas à subjuguer la léthargie de son équipe.

Un non-appui offensif

Lors des 11 derniers départs du partant deGrom, les Mets affichent un rendement de deux victoires et neuf défaites, soit un pourcentage de défaite encore pire que leur séquence globale depuis le 14 avril.

L’apport offensif que les frappeurs des Mets ont fourni pendant ces 11 matchs est de 2,3 points par joute et ils n’ont marqué que 11 points lors des huit derniers! Tout cela a culminé hier après-midi à Atlanta, alors que les Mets n’ont pas frappé en lieu sûr avant la septième manche. Pendant ce temps, deGrom accordait un point en sept manches de travail, un petit point qui sera suffisant pour ajouter une défaite à sa fiche.

C’est simple, le droitier doit pratiquement être parfait s’il veut obtenir le gain.

Un rendement de Cy Young

Évidemment, deGrom n’a pas été parfait durant cette même séquence de 11 matchs. Mais pas loin. Pendant que les frappeurs ne lui produisaient que 25 points, lui en accordait seulement neuf. Il y a bien eu ce match où il a été retiré après une manche par mesure préventive ou celui auparavant où l’on a redouté une blessure à une épaule après la quatrième manche.

En 14 départs cette saison, Jacob deGrom montre une fiche de 4-2, dont seulement 2-2 durant son étincelante séquence. (Jasen Vinlove/USA TODAY Sports)

Pour le reste, il s’est montré impérial : au moins sept retraits au bâton à chacun de ses autres départs, dont trois de 13 passes dans la mitaine, jamais plus de trois buts sur balles dans un même match et une seule fois plus de deux points accordés le 16 avril contre les Nationals où il alloua… trois points!

C’est sans compter qu’il a franchi la septième manche à tous les départs à l’exception des deux où il y avait crainte de blessure. Il a de surcroit affronté la meilleure attaque de la Nationale, les Braves, quatre fois, ainsi que de très bonnes équipes que sont les Yankees, Cubs, Diamondbacks, Phillies et Nationals.

Au total, avec aucun appui offensif et contre des adversaires de premier rang, il présente 95 retraits sur trois prises contre 18 buts sur balles et une nano-moyenne de points mérités de 1,16 durant cette séquence. SA séquence plutôt.

Lorsqu’une équipe traverse une léthargie aussi difficile que les Mets, il est difficile de trouver un peu de positif. Chaque jour, on essaie de revenir dans les bonnes grâces des partisans, mais chaque jour amène une nouvelle défaite et le marasme semble éternel. Surtout quand il reste encore 98 matchs au calendrier!

Jacob deGrom est ce positif pour les Mets. L’équipe aura éventuellement la chance de renverser sa mauvaise séquence. En attendant, c’est celle de deGrom qui apporte un rayon de soleil dans cet orage incessant.