Nick Pivetta pour oublier Joey Votto

Le baseball canadien avait besoin de réconfort après la sortie inusitée de son principal ambassadeur, Joey Votto. Si ses propos, pour lesquels il s’est excusé par la suite, ont pris une dimension exagérée, ils ont néanmoins suscité une énorme déception au nord de la frontière américaine.

Après tout, Votto est possiblement le meilleur frappeur canadien de l’histoire du baseball. Il a remporté deux fois le trophée Lou Marsh pour le meilleur athlète canadien tous sports confondus, a représenté la feuille d’érable lors des Classiques mondiales de 2009 et 2013, en plus d’avoir été l’analyste invité de Sportsnet durant la dernière Série mondiale.

On peut ainsi comprendre toute l’amertume qu’un simple « je me fous du baseball canadien » a pu créer.

Nick Pivetta, le remède inattendu

Nick Pivetta est l’un des trois lanceurs partants canadiens à avoir monté sur la butte en 2018 avec James Paxton et Mike Soroka (Bill Streicher/USA TODAY Sports)

Heureusement pour les partisans blessés, peu de temps s’est écoulé avant de trouver matière à se consoler. Mercredi après-midi, un autre représentant de l’unifolié s’est arrangé pour ramener les vertus des joueurs de baseball canadiens à l’avant-plan.

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Son nom est Nick Pivetta, un lanceur des Phillies natif de Victoria en Colombie-Britannique. Méconnu du grand public, mais certainement plus des frappeurs des Orioles. Pivetta a déplumé les oiseaux du Maryland avec 11 retraits sur trois prises en sept manches de travail, en route vers sa troisième victoire de la saison. Après avoir accordé un circuit au deuxième frappeur de la rencontre, Pivetta a muselé Manny Machado et sa bande, ne cédant qu’un coup sûr et qu’un but sur balle du reste de la rencontre.

Le gérant Phillies encensait son artilleur à ESPN après la joute : « Son arsenal peut être dominant, le genre qui peut complètement effacer l’offensive adverse. » Le genre a effacé les mauvais souvenirs d’une déclaration incendiaire d’un compatriote aussi? Peut-être pas, mais au minimum, il a attiré l’attention de manière positive.

L’éclatante prestation de l’artilleur canadien met en lumière un assez bon début de saison de sa part. Après une entrée chaotique dans la MLB l’an dernier – moyenne de points mérités à 6,02 en 26 départs –, le jeune partant commence à trouver un peu de stabilité. Après neuf rencontres, sa mpm se place à 3,72 et elle serait bien mieux, n’eût été un accident de parcours à Washington le 4 mai dernier (six points accordés en une manche de travail).

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